Prof Elikia M Bokolo et Gervais Kofi Djondo lors la présentation de l'ouvrage à Lomé

"La différence entre Kwami Nkrumah et Gervais Djondo, c'est que Djondo fonde sa volonté de l'unité Africaine sur des choses concrètes. L'argent, les banques, l'avion. Les banques, c’est les crédits pour les entreprises, c'est des crédits pour la construction des immeubles, c'est du travail pour les africains. Ce n'est plus de l'ordre de discours. C'est de l'ordre de la démonstration pour les autres décideurs que le chemin du succès ce n'est pas à l'intérieur de nos frontières, c'est en élargissant, et en travaillant main dans la main", restitue Prof Elikia M Bokolo.

Pour lui, il ne revient qu’à toute personne en quête de modèles de lire ce livre pour capitaliser sur cette riche expérience qui a vu naitre Ecobank et Asky Airlines qui font aujourd’hui, la fierté du continent africain.

"Un livre on le lit. Celui qui a écrit, on sait ce qu'il a fait. Et quand vous regardez, ça n'a pas été simple. Il en a bavé. C'est une leçon pour nous tous. C'est que quand on veut arriver à quelque chose, vous allez en baver parce que les gens n'ont aucune raison de vous vouloir du bien, de croire en ce que vous dites. Comment vous faites pour que les gens vous croient", convie le professeur historien, né en 1944 à Léopoldville, actuelle Kinshasa en RDC.

"C'est la première fois que je célèbre en Afrique, un livre voulu en Afrique, un livre dont le héros est un africain, un livre dont l'objet est l'Afrique, non pas d'Afrique du passé mais l'Afrique en devenir en train de se construire. L’Afrique tel qu’elle se voit, tel qu’elle est en train de prendre sa place dans le monde", s’en félicite Prof Elikia.

"Par exemple, ce que nous devons mettre comme arme psychologique intellectuelle dans la tête des jeunes pour qu'il sachent que les jeunes américains se forment en Amérique, les jeunes européens en Europe et que la place des jeunes africains n'est pas en Europe. C'est en Afrique avec toute une sorte d'opportunités et de créativité dont lui-même est un exemple", témoigne le professeur historien panafricain.

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Fondateur de la banque privée panafricaine Ecobank et de la compagnie aérienne Asky Airlines, Gervais Koffi Djondo est sans nul doute une référence pour toute la jeunesse africaine.

Dans "L’Afrique d’abord", Gervais Djondo a décidé de restituer son parcours et ses expériences à cette jeunesse sur qui il fonde tout son espoir de voir le continent africain jouer un rôle décisif et occuper une place importante dans le monde de demain.

Le chemin de nos succès n'est pas à l’intérieur de nos frontières

L’opus de 228 pages paru en Juillet aux éditions présence Africaines et officiellement présenté au public lundi à Lomé, l’auteur apporte un certain nombre d'éléments sur ce qui devrait être fait en matière de prise en charge de la formation intellectuelle psychologique et morale des jeunes plutôt que de les envoyer désarmés vers les pays occidentaux.

Dans son cheminement, Djondo est certes lui aussi passé par l'Europe mais avec la volonté claire de revenir. Et c’est cette envie de revenir en partant de son histoire personnelle, de son parcours et de sa vision sur l’initiative privée, l’entreprenariat avec à la main, la flamme du panafricanisme que Gervais veut partager avec son entourage et son public.

"Nous devons nous battre et il ne s’agit pas de nous boxer, mais il faut réfléchir pour trouver des solutions. Le chemin de nos succès n'est pas à l’intérieur de nos frontières mais c’est en les élargissant’, lance M. Djondo.

"L’Afrique d’abord" retrace dans son ensemble la vie de l'auteur en mettant l’accent sur sa contribution pour la souveraineté de l’Afrique. L’ouvrage de 288 pages est regroupé en 8 chapitres dont l'entrée en scène, du social à la politique.

Pour l’auteur, l’Afrique ne doit attendre la providence de nulle part et pour aller plus loin, il propose aux africains et à leurs dirigeants une union.

C'est une nouvelle formule d’appel panafricaniste contrairement à celui des premiers dirigeants du continent. 

"L'heure n'est plus aux discours mais à la démonstration. La volonté de l'unité africaine est désormais bâtie sur des choses concrètes notamment banque et avion', note M. Mbokolo. 

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Anani E & F.K.A

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