Tchékou Nathanaël, chargé d'affaires à la Direction des grandes entreprises à la BTCI

S’ils ont l’assurance que l’épargne des déposants devant servir de crédit sera bien gérée, le reste passe comme une lettre à la poste. Tchékou Nathanaël, chargé d'affaires à la Direction des grandes entreprises à la Banque togolaise du commerce et d’industrie du Togo (BTCI) ne dit pas le contraire.

"Si un jeune entrepreneur vient de lui-même pour solliciter du financement pour un projet agricole, le risque est très grand parce qu’on n’a pas de marge de manœuvre pour aller contrôler le projet depuis la ferme", confesse-t-il à agridigitale.

Toutefois, quand les jeunes agriculteurs par l’intermédiaire du Mécanisme Incitatif du Financement Agricole (MIFA) introduisent la demande, le crédit est mis en place en moins de 72h.

"Le MIFA a en son sein des techniciens agronomes qui évaluent les tenants et les aboutissants des projets agricoles des jeunes entrepreneurs; ce que nous à la BTCI on n’a pas. Ils ont des antennes et des bureaux un peu partout sur toute l’étendue du territoire. Donc, c’est le MIFA avec qui nous sommes en partenariat qui nous sert actuellement de garanti pour les jeunes entrepreneurs agricoles", précise M Tchékou.

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C’est pourquoi, poursuit-il,  "nous conseillons aux jeunes entrepreneurs agricoles de se tourner vers le MIFA qui va étudier leur projet, voir la viabilité de ce projet, la crédibilité de ce projet et les parrainer vis-à-vis des banques et surtout la BTCI".

Pour plus d'accompagnement

Selon le chargé d'affaires, le partenariat avec le MIFA constitue un terrain d’étude, de formation, de training pour la BTCI et quand elle va maitriser ce secteur, il n’est pas exclu qu’elle traitera directement avec les agriculteurs.

"Avec le temps, une cellule se mettra en place pour être plus proche des agriculteurs pour pouvoir aller rapidement et directement vers eux pour les accompagner", planifie-t-il.

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Par contre, la banque traite directement avec les porteurs de projet d’énergie solaire.

"Nous avons financé pas mal de projets d’énergie solaire au Togo. Ça dépend de comment on monte le projet. Il faut seulement monter un bon dossier, apporter un bon business plan à la BTCI et on va analyser les tenants et les aboutissants", rassure Tchékou Nathanaël.

S’il faut souligner que la BTCI est sur la shorte-liste des banques en cours de privatisation, elle garde dans son portefeuille les appuis apportés aux exportateurs de café-cacao et aux jeunes entrepreneurs agricoles parrainés par le MIFA.

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Anani E.

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