Karen Ayabei, étudiante en master à l'Ecole d'agriculture, des engrais et des sciences de l'environnement (ESAFE) de l'Université Polytechnique Mohamed VI au Maroc

En étroite collaboration avec les Enseignants-chercheurs de  l'Institut national de la recherche agronomique (INRA-Settat) et de l'Université polytechnique Mohammed VI, cette jeune Kényane veut rendre certaines informations pratiques aux agriculteurs de la commune de Settat (57 km de Casablanca sur la route de Marrakech au Maroc).

Il s’agit des informations liées à la météorologie, aux services de vulgarisation de nouvelles pratiques agricoles, sur les marchés et dans une certaine mesure aux services financiers de manière à pouvoir améliorer les activités agricoles.

Pour y parvenir, il faut des canaux appropriés et Karen en a déjà sa petite idée.

"La commune de Settat compte une forte population de petits exploitants qui détiennent presque tous des téléphones mobiles. Nous savons aussi que l'accès à des informations agricoles fiables et à jour est une recette pour améliorer la productivité agricole. Mais cette façon où l’agent de vulgarisation se rend sur le terrain auprès des agriculteurs ne permet pas d'atteindre tout le monde. C'est pourquoi notre étude cherche à voir si les téléphones mobiles ne peuvent pas être utilisés par les agriculteurs pour accéder à l'information et par les agents de vulgarisation pour diffuser les informations", détaille Karen à agridigitale.

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Karen fait partie des bénéficiaires du projet CARE du Fonds international de développement agricole (FIDA) et de l'Institut international de l'agriculture tropicale (IITA).

Elle soutient que son étude vise également à déterminer la volonté de payer pour les services agricoles basés sur mobile parmi les petits exploitants et à démontrer la nécessité de mettre en place des politiques visant à utiliser les services basés sur le mobile dans la vulgarisation de services agricoles parmi les entités gouvernementales et une analyse de rentabilisation pour les services agronomiques basés sur le mobile.

"Les fonds du FIDA et l’appui technique de l’IITA nous ont permis de mener ces recherches", précise-t-elle. Karen compte vivement sur le soutien du royaume pour la réussite de son projet afin d'attirer plus de jeunes vers le secteur agricole qui est l'épine dorsale de l'économie du pays.

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De notre Envoyé Spécial à Ibadan, Anani E.

 

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