Dr. Michel Kodom, président -fondateur de l'ONG Aimes-Afrique (@dr_kodom)

Pour le président –fondateur de l’ONG Aimes-Afrique, il est question de changer en 10 ans, le niveau de vie de 10 villages pilotes où il fera désormais bon-vivre et des ruraux épanouis.

Deux villages ont été choisis par région : Timbou et Takpamba (Savanes) ; Atalote et Djamde (Kara) ; Gbéléko et Kouma-Apoti (Plateaux) ;  Fazao et Tchifama (Central) ; Djakpleme et Djegba Kondji (maritime).

"Nous aidons les populations de ces dix villages à transformer leurs produits locaux. Ça leur permet de gagner de l’argent à travers les produits qu’ils fabriquent. Pour nous, étant dans la promotion de la santé, il faut consommer bio, il faut manger localement, promouvoir l’agriculture locale, la transformation locale pour assurer une meilleure économie rurale. Nous allons continuer par travailler avec les services de qualité pour que ces produits soient labellisés", confie Docteur Michel Kodom à agridigitale.

Déjà, les premiers résultats sont encourageants et permettent d’identifier ces villages par rapport à leur spécialisation. Il y a la tomate séchée à Timbou ; l’huile d’arachide à Takpamba ; la farine du haricot à Djamde ; les graines de néré et la boisson locale tchoukoutchou  à Atalotè ; du gingembre à Tchifama ; le miel à Fazao ; les pagnes tissés à Djegba kondji ; le vin de palme et du sodabi à Djakplémé ; les dérivés du manioc à Kouma-Apoti.

"À Timbou (15 km de Cinkassé) par exemple, les femmes maraîchères cédaient à vil prix leurs tomates en période d’abondance. Mais depuis qu’elles ont appris la technique de tomate séchée, les invendus sont séchés, mis sur le marché créant ainsi de la valeur ajoutée", témoigne Sika Light Hovi, Coordinatrice nationale des projets de développement Aimes-Afrique.

Développement à la base

Toujours dans ce projet de l’ONG Aimes-Afrique,  la population à la base est fortement impliquée. Diverses activités sont développées à savoir le  parrainage des meilleurs élèves, la restauration effective des enfants à travers la construction des cantines, la formation sur l’entreprenariat.

Des soins apportés par l'ONG aux ruraux ( @dr_kodom )

"Nous avons mis l’accent sur les enfants et les jeunes parce que nous voulons inculquer la notion de l’entreprenariat à ces jeunes pour dire que vous vivez certes dans les villages mais vous pouvez vivre heureux dans vos localités en ayant déjà, une vision de développement à travers le travail communautaire que ça soit dans le domaine de l’agriculture, l’élevage, ou l'artisanat", justifie Dr. Kodom.

Quand on a commencé le parrainage, témoigne Sika à agridigitale, "rare étaient les enfants qui voulaient se mettre au travail mais juste après le projet où les meilleurs élèves ont commencé par prendre 45.000fr CFA par trimestre, il y a une émulation et ça a eu une influence positive sur les performances scolaires.

Idem pour le projet cantine scolaire. "Il y a une amélioration par rapport au travail des enfants et l’effectif a également augmenté. Dans certains villages quand on demande au parent pourquoi tu as inscrit ton enfant, on te répond parce qu’il va manger à l’école", souligne Sika.

Sa vision reste aujourd’hui intacte : rapprocher l’hôpital des ruraux, des couches les plus démunies et les aider à vivre l’expérience d’un développement complet intégral. Le succès dans les 10 villages pilotes fera sans doute tâche d’huile dans d’autres qui n’attendent que les initiatives pareilles.

Dr. Michel Kodom est bien conscient du défi, les gouvernants aussi.

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