Assoukou Raymond Krikpeu, représentant résident de l’Uemoa au Togo.

"Tout simplement parce que ces banques-là ont besoin d’un appui pour le renforcement de leur capacité pour leur permettre de réaliser leur mission d’accompagnement et de financement du développement", rappelle Assoukou Raymond Krikpeu, représentant résident de l’Uemoa au Togo.

Sur le terrain, le programme est mis en œuvre aussi bien pour l’Uemoa que pour ces deux instituons par B&S Europe du Gopa consulting group.

"L’objectif c’est d’amener ces deux banques à se conformer à l’ensemble des piliers de l’Union Européenne afin d’être éligible au mécanisme de blending (prêts-dons) du Fonds Européen de développement. Quand il y a eu ce nouveau mécanisme, seule la Banque Africaine de Développement était éligible. Donc, l’idée c’est d’aider les banques à retrouver des ressources financières pour la mise en œuvre du développement communautaire dans l’espace de l’Uemoa et de la Cédeao", confie à agridigitale, Al Hassane O. Niang directeur général de B&S Europe.

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"On a fait un audit au sein de ces institutions qui a révélé un certain nombre de faiblesses qui empêchaient ces institutions d’être éligibles à ces ressources. Il s’agit de la passation de marché qui était extrêmement faible parce que le code de marché public n’était pas utilisé comme il se devait.  On a un autre qui concerne la comptabilité et un autre l’audit. Dans le cadre du PARCI, nous allons traiter l’ensemble de ces faiblesses afin qu’un audit ait encore lieu pour valider l’éligibilité de ces deux banques" précise Hassane.

Que retenir du conclave de Lomé ?

Le comité de pilotage du PARCI est en réunion ce jeudi à Lomé. Les participants examinent le règlement intérieur du comité et feront surtout le point de la mise en œuvre du programme qui a commencé depuis 2014.

"Nous allons identifier les difficultés dans la mise en œuvre et naturellement aboutir à des recommandations, orientation qui permettront d’être plus efficace dans l’exécution du programme", notifie le représentant résidant de l’Uemoa au Togo.

Al Hassane O. Niang directeur général de B&S Europe

L’Uemoa et la Cédeao mettent en place des chantiers importants de développement dans les différents pays membres dans presque tous les domaines y compris l’énergie, l’agriculture, le secteur de pêche, l’environnement, etc.

"S’il y a des insuffisances dans le fonctionnement ; dans l’organisation ; dans l’interaction entre les services ; dans les procédures, tous ces éléments peuvent entraver la bonne exécution des programmes et si la bonne exécution des programmes est entravée, cela veut dire que nous avons moins de chance d’aboutir aux résultats. Donc, le renforcement de capacité va concerner autant les systèmes, autant les normes que les personnes qui sont à la tâche au sein de ces organisations", détaille Raymond Krikpeu.

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Le Fonds européen de développement (FED) appuie les pays ACP sur la base de l’accord de Cotonou.

D’un montant de 12,5 millions d’euros dont 10 millions de l’Union Européenne et 2,5 millions de la commission de l’Uemoa, le PARCI a démarré en décembre 2014 pour une durée de vie de sept ans.

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A.E

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