Aboudoumisamilou Issifou, Facilitateur national du mécanisme forêt et paysans (FFF) à la FAO Togo impressionné par les résultats (image AGD/T.K)
Joignant l’acte à la parole, la FAO à travers le projet Mécanisme forêts et paysans (FFF) exécuté au Togo, appui des initiatives visant à produire massivement de plants pour restaurer le couvert forestier.
Le site de production des plants forestiers et agroforestiers de la coopérative des producteurs des plants et semences forestières d'Amakpapé (PPSFA) bénéficie depuis 2020 du Mécanisme forêts et paysans.
"Les résultats sont déjà positifs", salue samedi Aboudoumisamilou Issifou, Facilitateur national du mécanisme forêt et paysans (FFF) à la FAO Togo.
"De 30.000 plants, l'appui a permis à la coopérative d'élargir sa production de plants à 100.000 plants avec la mise en place des systèmes de production à travers les cloisons", ajoute M. Issifou.
Il souligne qu’aujourd’hui, grâce à sa capacité de production, la coopérative des producteurs de plantes d'Amakpapé attire de grandes sociétés qui font d’importantes commandes de plants.
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"Une société indienne implantée dans le cadre de la Plateforme industrielle d'Adetikopé (PIA) a identifié cette coopérative et a signé un contrat pour la production de plus de 300 000 plants d'eucalyptus. La société apporte un appui financier de 15 millions de FCFA pour permettre à la coopérative de produire ces plants", se félicite M. Issifou.
Il souligne que la coopérative travaille encore sur d’autres contrats ce qui rend encore plus important son cahier de commande. Les emplois crées sont aussi importants.
aux ouvriers
"Entre 40 et 60 personnes travaillent à la tâche au sein de la coopérative et sont régulièrement rémunérées. Les revenus impactent leur vie et ce sont des éléments à capitaliser auprès des autres partenaires pour que l'activité de production de plants puisse permettre, non seulement d'améliorer des revenus mais contribue à la restauration des paysages et donc à la l'atténuation des effets des changements climatiques", a souligné Ismaël Kao, Président de la société coopérative simplifiée de producteurs de plantes et Semences forestières d'Amakpapé.
Tolla Afi, l'une des ouvrières sur le site d'Amakpapé a témoigné que sa condition de vie s'est nettement améliorée avec le travail en coopérative.
"Chaque jour, on peut gagner 1500 F.CFA et par semaine, plus de 7500 F.CFA. Ce revenu aide à faire face à nos besoins", a-t-elle salué.
Faire du Haho, la cité verte
Outre la production et la commercialisation de plants, la coopérative de la préfecture de Haho ambitionne améliorer le couvert végétal sur la berge de du fleuve Haho s’étendant sur une dizaines d’hectares.
"On aménagera aussi un espace de travail pour les maraîchers sur trois hectares et passer à une expérimentation sur des parcelles en ce qui concerne les productions de maïs ou d’autres céréales etc.", dévoile Aklesso Kouma Bere, technicien au niveau du forum national des agriculteurs et éleveurs du Togo.
Le forum national des agriculteurs et éleveurs du Togo bénéficie du projet FFF de la FAO et qui accompagne à son tour la coopérative d'Amakpapé à mener des projets beaucoup plus ambitieux dans la préfecture.
"L’enveloppe cette année pour soutenir la coopérative s’élève à 14 millions F.CFA. Il s’agira de restaurer le couvert végétal de la rivière Haho. A terme, le projet permettra aux coopératives bénéficiaires d’être assez plus autonomes", ajoute-t-il.
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In fine, l'objectif de la FAO en soutenant cette coopérative est d’atteindre une production conséquente de plants pour accompagner le Togo à restaurer un maximum de terre et permettre par la même occasion, aux bénéficiaires d'avoir des sources de revenus grâce à la commercialisation de ces plants. Une vision qui cadre avec celle du gouvernement qui entend mettre à terre sur les 10 prochaines années, 1 milliard de plants pour porter à un niveau plus élevé le taux de couverture forestière.
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Thomas K. de retour d’Amakpapé


















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