David Oladokoum, ministre de l'environnement lors de son intervention (Ph AGD/P.S)

De Lomé à Madrid, le débat est que: faire pour sauver la planète ? Cela impose d'inverser la tendance actuelle en promouvant des politiques cohérentes de gestion durable et de conservation des forêts.

"Quand on sait que d'une part les pays membres de l'OBIT rassemble plus de 80% des forêts tropicales au monde et représente 90% du commerce international des vois tropicaux, et d'autre part, que la 55eme session de Lomé se tient à un moment crucial de notre histoire marqué par les pires catastrophes liées aux perturbations climatiques, vous aurez à examiner les différents rapports, évaluer la mise en thématique des programmes de l'OIBT en l'occurrence les innovations et les bonnes pratiques, enfin accorder les violons sur les nouvelles possibilités d'amélioration de l'infrastructure de financement et des stratégies de lever de fonds", déclare Komi Selom klassou, chef du gouvernement à l’ouverture des travaux.

"Le Togo a depuis son adhésion à l'OIBT bénéficié à ce jour d'un financement 4. 099.210 dollars, pour 19 projets dont la mise en œuvre a eu des incidences positives sur l'économie nationale et notre travail endogène de lutte contre la déforestation. Vos délibérations permettront à notre institution d'accroître sa capacité opérationnelle", a poursuivi M. Klassou.

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L’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT) regroupe 73 pays membres dont 35 pays producteurs (13 en Afrique) et 38 pays consommateurs. Cette organisation participe aux financements de projets forestiers au Togo.

"Au Togo et même dans nombreux d'autres pays de la sous-région ouest Africaine, les ressources forestières et l'agroforesterie sont essentiels au besoin quotidien des moyens d'existence avec son bon matériel de construction, l'énergie domestique, mais aussi pour pérenniser la production agricole", affirme Dr. Gerhard Dieterle, directeur exécutif de l'OIBT.

Les 5 jours de conférence permettront de réfléchir sur toutes les options qu'offre une forêt afin de maintenir l'augmentation de la température de la planète terre, de freiner le déboisement et la détérioration des écosystèmes forestiers en valorisant au mieux l'apport des services écosystémiques à travers une décarbonatation.

"Nous apprécions l'importance de cette session dont les travaux seront consacrés à mûrir des réflexions sur des sujets pertinents tels que les questions de gestion durable du système forestier, de transformation structurelle des secteurs de forêts et des industries forestières durables en Afrique dans l'optique du développement  des chaînes d'approvisionnement durable et légales", note David Oladokoun, ministre togolais en charge  de l'environnement.

Comment se présente la situation au Togo ?

L'état sommaire du secteur forestier du Togo qui résulte de l'inventaire national de 2016 révèle un taux de couverture forestière de  24,24%  et un taux moyen de déforestation d'environ 0,42%.

Les participants à Lomé pour réflechir sur l'avenir de la planète

"La tendance à la baisse de la couverture forestière nationale qui se dégage, nous renforce dans la conviction que nous devons davantage œuvrer contre la déforestation et mieux restaurer nos écosystèmes forestiers", souligne le gouvernement.

En réponse à la menace, les autorités togolaises ont institué depuis le 1er juin 1977, la journée nationale de l'arbre.

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Il s'agit d'une invitation faite à toute la population de planter des arbres afin de stimuler le reboisement, lutter contre la déforestation et favoriser le développement durable. Cette pratique a permis de faire passer le taux de reboisement annuel de mille hectares dans les années 1980 à deux mille hectares en 2010.

A ce jour, 485,583 mille hectares d'aires protégées ont été délimitées. Le Togo s'est même engagé à restaurer 1,4 millions d'hectares de paysages forestiers à l'horizon 2030 comme cible national de l'Union africaine consistant à restaurer 5 millions d'hectares de paysages forestiers à l'horizon 2030.

Le Togo espère qu'au cours de cette rencontre internationale de Lomé, ses trois projets et un avant-projet d'un montant de 1,926 millions de dollars retiendront l'attention de l'OIBT.

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P.S

 

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