Les stocks disponibles en tonnage (statistique officielle du MAPAH mise en forme par agridigitale)

Des spéculations telles le maïs, tomates, gari, tapioca, farine de manioc sont en stock abondant et depuis peu, des débouchés sont recherchés de partout pour vider ses stocks.

Une urgence pour permettre aux producteurs d’avoir des ressources pour mieux affronter les prochaines campagnes. Au même moment, d’autres solutions plus durables dans le sens de la transformation sont en train d’être envisagées.

Le ministre en charge de l’agriculture, Noël Koutéra Bataka en a fait un combat personnel.

"Il y plus de 400. 000 tonnes de manioc frais, autrement dit,  ces 400.000 tonnes  d’excédents de manioc peuvent être transformés en amidon. Nous lançons un appel à ceux qui désirent venir au Togo installer des usines pour profiter de cette matière première", fait-il savoir en substance.

Déjà, en ces périodes d’abondance de la tomate, le gouvernement à travers le mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA S.A), via la banque, a soutenu financièrement deux opérateurs dont Tanko Timati pour renforcer leurs capacités de transformation.

Des financements de 65 millions F.cfa (Tanko Timati) et 37 millions ont été octroyés aux  deux structures existantes pour promouvoir la transformation, la distribution de la tomate des tomates conservées et favoriser l’exportation du produit made in Togo.

Si la démarche a été saluée par beaucoup, les consommateurs doivent suivre le rythme en optant pour la consommation des produits locaux. Comme c’est le cas en Chine, où il y a "pas de repas sans riz", un modèle similaire peut être fait en exigeant la consommation des produits agricoles sur toute la chaîne agro-alimentaire car le premier marché pour nos produits, doit être d’abord et avant tout, nous-mêmes.

Aussi, la transformation des produits locaux sur place reste une belle option pour créer une économie marchande et aux industries de transformation de la matière première locale de jouer un rôle catalyseur du développement à la base.

Sans une certaine transformation des ressources locales, il serait difficile d’attirer davantage d’investissements en faveur de l’agriculture et faire développer réellement le secteur comme inscrit dans l’axe2 du Plan national de développement (PND).

L’Etat s’engage, les investisseurs dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) peuvent également faire leur part en installant ces unités de transformation.  Le climat d’affaire y est favorable.

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Fidél G. /agridigitale@gmail.com

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