Ouverture de la première semaine du secteur privé à Lomé

"L'importance du rôle joué par le secteur privé dans la création de richesse ne fait plus débat aujourd'hui. Nous n'attendons que grandir avec bien sûr, le soutien de nos partenaires et de l'Etat", implore Germain Meba, président de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT).

Le Plan national de développement (PND) du Togo évalué à 4622 milliards F.cfa attend du secteur privé une participation estimée à 65%.

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"Nous ne saurions regarder le train de développement passer devant nous et attendre que les investisseurs extérieurs viennent prendre les commandes. Nous devrions à tout prix étudier les conditions indispensables devant permettre la promotion des opérateurs économiques nationaux. Cela est indispensable et inévitable", alerte Laurent Tamegnon, président du conseil national du patronat.

Komi Selom Klassou, chef du gouvernement

Et justement, le secteur privé représente un atout essentiel pour le Togo qu'il s'agisse de petites et moyennes entreprises, de petites et moyennes industries, des artisans du secteur formel ou informel.

"Il est évident que le secteur privé ne peut agir seul dans la mesure où à l'échelle mondiale, les gouvernements sont les principaux responsables du cadre législatif et réglementaire susceptible de donner au secteur privé la capacité d'agir, de permettre aux entreprises de jouer leur rôle et les inciter à l'action", admet le premier ministre, Komi Selom Klassou.

Ce dernier a profité de l'occasion pour annoncer la tenue d'une réunion de concertation entre le gouvernement et le secteur privé avant la fin du mois de novembre.

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"L'atteinte des objectifs du PND et l'amélioration de toutes les couches sociales requièrent toujours des prédictions permanentes d'écoute, de réflexion et d'échanges en vue de permettre au secteur privé d'être à la hauteur des attentes placées en lui", justifie le chef du gouvernement.

L'outil principal pour permettre aux jeunes entrepreneurs d'asseoir leur projet c'est bel et bien le financement.

"C'est vrai que nous avons des mécanismes comme l'ANPGF qui nous font vraiment beaucoup de merveilles. Mais, ce que ce mécanisme nous fournit est trop peu par rapport à ce dont on a besoin aujourd'hui. Nous souhaiterions qu'on augmente la mise au niveau de l'ANPGF ou bien qu'on mette en place d'autres mécanismes qui pourront nous permettre de produire, la demande est là", exhorte Minsob Logou, Directeur General de Logou concept.

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Des discussions de haut niveau dont celles sur les opportunités et défis du secteur privé dans la mise en œuvre du PND sont entre autres activités prévues.

Le secteur privé togolais veut bien saisir toutes les opportunités pour évoluer stratégiquement sur un bel avenir.

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Reportage Anani E. & Palakiyêm S.

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1 Contribution(s)

  1. BAGNY E. Marius say:

    L'ami LOGOU a dit l'essentiel. Le potentiel existe et réside dans les PME et PMI, ce n'est qu'un secret de polichinelle. La volonté d'accentuer ce dialogue entre l'Etat et le secteur privé est encourageante, mais elle doit se traduire dans des actes encore plus concrets que nous espérons voir dans les prochaines semaines et mois.

    04/11/2019 13:55:40

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