Dr Assimiou Adou Rahim Alimi, Coordonnateur opérationnel délégué du PPAAO-Togo (image AGD/A.E)

Le Togo n’est pas le seul pays bénéficiaire de la phase additionnelle du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO). Le Bénin, la Guinée, le Niger assistent aux travaux.

Durant les échanges, les participants de chaque pays ont partagé les acquis de la mise en œuvre de ce programme, faire le point de toutes les réalisations, les défis, les insuffisances et les stratégies mises en place pour atteindre, voire dépasser les indicateurs du projet avant sa clôture prévue pour le 31 décembre 2019.

Les trois critères de performances du Togo

"Pour le Togo, les performances qui ont été présentées se résument en trois critères. Le premier est relatif au taux de décaissement du projet ; le deuxième concerne la mise en œuvre du plan d'action des recommandations de la mission d'appui de juillet 2019 ; et le troisième est relatif à la mise en œuvre du plan de travail et budget jusqu'en octobre 2019. Tous ces critères ont permis de juger satisfaisant le niveau d'exécution du projet", confie Dr Assimiou Adou Rahim Alimi à agridigitale depuis Abidjan, capitale ivoirienne.

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Le PPAAO est un important programme régional mis en œuvre dans 13 pays par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) avec l'appui financier de la Banque mondiale et coordonné par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF).

Selon les conclusions des différentes missions d’évaluations, le Togo a fait preuve de bon élève dans la conduite et l’exécution du programme.

"Au Togo, le PPAAO a mis à la disposition des producteurs, des semences certifiées pour améliorer leurs productivités et accroître leurs revenus. Ceci à travers le MIFA qui travaille avec des groupements ciblés pour bénéficier de ces semences selon l'approche du MIFA", souligne Dr Assimiou.

L’approche avec le MIFA a consisté à trouver un intermédiaire financier (banque, microfinances, etc.) pour assurer le crédit aux producteurs et un marché afin d'assurer et de faciliter l'écoulement des produits une fois sortis du champ.

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"Le PPAAO en contribuant à acquérir des semences mises à la disposition des producteurs par le MIFA, il était donc nécessaire pour le Togo  d'en faire cas tout en expliquant le modèle du MIFA qui n'est pas encore bien connu dans plusieurs pays de la sous-région", détaille –t-il.

Que retenir de façon globale de ce projet ?

Le PPAAO s’est fixé comme objectif d’accélérer l’adoption des technologies, améliorer des filières prioritaires agricoles des pays bénéficiaires du programme.

Il a ainsi contribué en 11 ans de sa mise en œuvre, à toucher environ 45 millions de bénéficiaires directs dont 45% de femmes, générer plus de 230 technologies induisant une augmentation de rendement de 30% pour les céréales et de 150% pour les tubercules, le riz, les fruits et les légumes.

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Les technologies générées ont  été adoptées par environ 4,2 millions de transformateurs et d’agriculteurs sur plus de 7 millions d’hectare avec la formation de plus de 1000 jeunes scientifiques.

Ces résultats significatifs du PPAAO dans la sous-région ont largement dépassé les indicateurs et font du programme, un modèle de projet réussi.

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P.S

 

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