Samuel Adika, secrétaire général de la Coopérative des Exploitants de la ZAAP de Gadzagan (CEZAG)

"Durant les 03 premières années, nous avons vendu du maïs frais. Quand le maïs arrive à maturité, les bonnes femmes viennent de Lomé et on leur revend par épis. Donc difficile d’estimer la quantité de nos récoltes et les revenus réels", regrette –t-il à agridigitale.

Depuis novembre 2018, le grand groupement de 212 personnes qui exploitait la Zone d’aménagement agricole planifiée (ZAAP) de Gadzagan (100 km nord-ouest de Lomé) depuis 2014 est devenu (CEZAG).

La Coopérative des Exploitants de la ZAAP de Gadzagan (CEZAG) a bénéficié de l’accompagnement du Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage du risque (MIFA).

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Sur les 106 hectares de la ZAAP, les 212 exploitants agricoles cultivent du maïs en première saison ; du riz pour la deuxième saison, puis en saison sèche les femmes de la coopérative occupent l’espace avec les activités maraîchères.  

Depuis peu, des changements sont apportés pour permettre aux membres de mieux-vivre de leurs activités.

"Nous n’allons plus revendre du maïs frais mais on va vendre uniquement du maïs sec. Tous les membres sont aujourd’hui obligés  de faire du maïs sec qu’on va récolter, mettre en magasin pour les acheteurs", souligne Samuel.

Bâtiment administratif sur le site de la ZAAP

"Après le maïs, on enchaîne avec le riz IR841 qu’on revend en partie à ESOP qui fait le riz délice et l’autre partie pour la consommation locale. Très récemment nous avons vendu plus de 6,5 tonnes de riz dont le kilo est à 145F", ajoute-t-il.

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Sur le site de la ZAAP situé au bord de la route de Kpalimé, il y a un forage avec plusieurs robinets utilisés pour les activités du maraîchage, un tracteur, un grand bâtiment comportant un magasin d’une capacité de 30tonnes, plusieurs bureaux et une salle de réunion.

Malgré toutes ces infrastructures, Samuel plaide pour qu’une solution durable soit trouvée au manque d’eau pendant la saison sèche, surtout pour faciliter la culture du riz.

"Pour 100ha, il faudrait une canalisation à partir du fleuve Zio qui est à 4km d’ici ou alors, faire de grandes retenues d’eau et convoyer cette eau sur le site pour que ça puisse servir à tout un chacun", propose-t-il. 

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A.E/P.S

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