Le ministre Kodjo Adedze (G) et Germain Meba (D), président de la chambre

Une question banale mais caricaturale de l’état d’esprit de Germain Essohouna Meba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) lors d’un panel lundi à l’occasion de la semaine du secteur privé.

"Quand on parle de Aliko Dangoté, champion Nigérian et qui fait rêver beaucoup d’entrepreneurs, nous savons comment on les a appuyés derrière. Donc, c’est clair que nous aurons besoin de l’appui du gouvernement", lâche le président de la chambre.

En réplique, Kodjo Adedze, ministre du commerce en charge secteur privé a tenu à préciser que "le gouvernement a élaboré un plan national de développement avec la volonté manifeste d’accompagner et d'impliquer  davantage le secteur privé local".

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"Notre pays est une terre d'opportunités et les opportunités sont là. C’est d'abord les femmes et les hommes que nous avons et qui ont de l'imagination.  Les jeunes, lorsque vous les voyez réagir, on sent qu'il y a du potentiel. Mais, nous devons travailler là-dessus pour promouvoir des entreprises championnes.  Quand on se voit petit incapable, on sera toujours petit et incapable jusqu'au jour où on réalise qu'on peut", exhorte le ministre du commerce.

"Si on n'avait pas formé quelqu'un à la base pour être performant et du coup on lui apporte de quoi être performant, il va prendre du temps pour réagir. C'est le cas concret de la situation du Togo. Et de plus notre état d'esprit est orienté vers ceux-là qui sont du secteur privé étranger et si on ne les voit pas devant, c'est comme si votre entreprise n'est rien", retoque le président de la CCIT.

"Voilà un état d'esprit que nous avons et que si nous ne prenons garde, nous allons par rapport à l'ambition escomptée retarder l'avancée qu'on voudrait avoir", lance-t-il lors du panel portant sur la promotion des entrepreneurs champions au Togo dans le cadre de la première semaine du secteur privé.

Les échanges ont permis d’identifier les caractéristiques, les conditions et accompagnement nécessaires pour qu'au niveau du Togo, on ait des entreprises championnes.

"Il faut d’abord la vision. Au-delà de ça, il faut des accompagnements et la troisième chose, c'est ce changement de paradigme en matière de gestion", conseille le ministre Adedze.

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A l’en croire, le gouvernement est animé par l’envie de voir des entreprises togolaises progresser et continuer à grandir tout en bénéficiant du sacré coup de pouce pour aller de l'avant et prospérer.

"Au niveau des banques, notre objectif principal, c'est d'accompagner toutes ces entreprises qui ont besoin de financement notamment pour développer leur entreprise", ajoute Mohamed Simpore, Directeur Général de Banque Atlantique.

Même si la réalité avec les banquiers est parfois loin des beaux discours dans ces circonstances.

Plusieurs participants ont exprimé le souhait de voir le gouvernement accorder plus davantage aux entrepreneurs locaux à travers divers types de facilitations. C’est l’une des conditions sine qua none d’avoir des champions à l’instar de Dangoté ou Jack Ma, PDG du groupe Ali baba attendu le 14 novembre prochain à Lomé.

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A.E

 

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