Kossivi Agbo, coordonnateur du PAEIJ-SP

"Le PAEIJ-SP fait la promotion d'une agriculture commerciale, donc contractuelle. Ce qui veut dire que toutes les interventions liées au projet doivent être fondées sur une base scientifique solide. C'est dans ce cadre que pour pouvoir intervenir dans les filières animales,  nous avons estimé nécessaire de faire une étude pour voir comment se comporte la filière", justifie Kossivi Agbo, coordonnateur du PAEIJ-SP.

Il s'agît en gros d'un document technique qui sera utilisé par tous les acteurs intervenants dans la filière animale en premier lieu le ministère d'agriculture de la production animale et halieutique.

Cette étude qui a fait objet de validation vendredi à Lomé, porte sur deux filières à savoir la sous filière volailles (pintades et poulets races locales) et la sous filière petits ruminants.

Lire aussi : Solange, la reine du poulet de chair

Il ressort de cette étude que pour chaque sous filière, il existe deux chaînes de valeurs sur lesquelles les acteurs peuvent travailler et créer vraiment de la valeur ajoutée.

Les participants à l'atélier de validation

"Par exemple pour la sous filière petits ruminants, nous avons la chaîne de valeur petit ruminants (ovins, caprins) sur pieds. De la production jusqu'à la vente, c'est un business qui est rentable. De même pour la découpe de la viande des petits ruminants, on a vu que c'est un marché qui est en train de prendre de l'ampleur. C'est la même chose pour les volailles," rapporte Douti Kolani, consultant étude filières animales pour le PAEIJ-SP.

"Au regard du grand potentiel que représente la filière animale en matière de création de richesse et de revenus principalement pour les jeunes, la pertinence de l'étude qui est soumise à votre appréciation n'est pas à démontrer", rappelle Anala Arime Telata, Directeur de l'Emploi des jeunes au ministère du développement à la base, de l'artisanat, des jeunes et de l'Emploi des jeunes.

Plus loin, il a convié chacun des participants à  donner "le meilleur pour qu'au sortir des travaux, le gouvernement puisse disposer d'une base de données et informations pertinentes sur lesquelles le PAEIJ-SP s'appuiera pour assurer l'efficacité de son intervention sur les filières volailles et petits ruminants".

Lire aussi : La BAD veut transformer l’agriculture togolaise

En termes de chiffres, l'étude a par exemple permis de recenser plus d'un million d'acteurs au niveau de la production, environ 150.000 sur le maillon transformation et une soixantaine pour ce qui concerne la commercialisation.

La plus grande recommandation pour tous les maillons porte sur la structuration des acteurs dans les filières. "Parce qu'en les structurant, ça leur permettra d'avoir accès aux facteurs de production et surtout au financement", indique le consultant.

-------------

Anani E.

1 Contribution(s)

  1. Akakpo kossi say:

    Je suis intéressé par votre annonce sur comment d'entreprendre car je suis dans le domaine entrepreneur , merci

    18/09/2019 21:14:46

Votre avis