AGOSSOU Kokougan, President de l’Association des riverains de la forêt d'Akissa (ARIFAD

Ainsi, sur financement de la Banque mondiale, le projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest (WACA-Recip) va soutenir 11 sous-projets pour un montant total de 1,2 milliards F.cfa.

Les côtes togolaises à l’instar des autres côtes du Golfe de Guinée font l’objet d’une recrudescence des phénomènes d’inondations et d’érosion côtière exacerbée par le changement climatiques.

Ces phénomènes, en plus des pertes économiques considérables qu’ils entraînent, affectent aussi et surtout, la prospérité des ménages, aggravant ainsi la pauvreté des populations. Au Togo, les populations de la façade maritime, particulièrement celles de la zone côtière vivent cette mauvaise expérience qui appelle à des réponses efficaces et coordonnées.

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"Pour y faire face, le gouvernement togolais à travers le ministère de l’environnement, du développement durable et de la protection de la nature a initié le projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest (WACA-Recip) avec l’appui de la banque mondiale et du fonds pour l’environnement mondial", rapporte David Wonou Oladokoun, ministre en charge de de la protection de la nature.

Ce projet consacre sa sous-composante relative à l’adaptation au climat social et projets de développements communautaires au financement des sous-projets communautaires.

Ces sous-projets sont identifiés et portés par les communautés et ont pour objectifs la diversification des moyens de subsistance et la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles et au climat.

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Les activités visées par les sous-projets communautaires portent sur la gestion des aires communautaires de haute valeur écosystémique ; la gestion durable des terres ; la réhabilitation de petites infrastructures publiques endommagées par les inondations ou l’érosion ; le curage des canaux naturels pour l’amélioration de la performance des canaux de drainage des eaux ; la lutte contre la pollution et les activités génératrices de revenus.

Signature de la convention ce vendredi à Lomé

À Adame dans la préfecture des Lacs, le projet va aider l’Association des riverains de la forêt d'Akissa (ARIFAD) dans le réaménagement de la forêt d'Akissa, contiguë au fleuve Mono (frontière naturelle entre le Togo et le Bénin.

"C’est une forêt qui existait depuis le temps de nos aïeux. Elle s’étend sur une superficie d'environ 1400 hectares. Les paysans y vont pour faire tout ce qu'ils veulent. Les femmes et les jeunes y vont avec la hâche et ont dévasté une partie de la forêt. Avec ce financement, on va reboiser les parties déboisées et tout réaménager", signale Agossou Kokougan, président d’ARIFAD.

Pour sa part, l'Organisation des Volontaires Acteurs de Développement-Action Plus (OVAD-AP) va appuyer la communauté de Edohwokui-kopé dans le canton d'Afagnagan (préfecture du bas-mono).

"Nous sommes une structure d'appui aux porteurs du projet qui consiste à renforcer les capacités de rétention d'eau par un bassin construit par le PGICT et le second ouvrage que Waca a envisagé aménager c'est le déversoir qui a été construit. On va faire de petites souches à ce déversoir, aménager la piste qui dessert le village avec rechargement systématique. Les périmètres de la retenue d'eau seront utilisés pour développer des activités génératrices de revenus dont le maraîchage", détaille Woégniekou Yao Alex, directeur exécutif d’OVAD-AP.

Ces projets, s’ils sont bien exécutés, vont certainement apporter une certaine stabilité aux populations pour mener les activités génératrices de revenus et contribuer à la résilience de celles-ci face aux effets du changement climatique.

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A.E

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