Michel Galley, conseiller technique chargé des projets de transition numérique au ministère togolais de l'économie numérique

Michel Galley, conseiller technique chargé des projets de transition numérique au ministère togolais de l'économie numérique souligne que la digitalisation est aujourd’hui un passage obligé pour toute entreprise qui veut être performante.

Intervenant sur un panel lors de la semaine du secteur privé, il affirme que "l'Etat a alors mis en place des infrastructures pour le développement de l'économie digitale de manière générale".

"En 2015, le débit pour accéder à Internet de 4 mégas était autour de 300 milles F.CFA. Aujourd'hui en 2019, vous avez un débit de 12megas à 15 milles, ce qui veut dire que les prix ont été divisés par 12 pendant que la qualité à travers le débit a été multipliée par 12. Un travail exceptionnel abattu par le gouvernement", précise Michel.

Lire aussi : Une plateforme mobile de services agricoles à dupliquer

S’il est clair que le gouvernement s’emploie à développer une économie digitale et l’accès à tous à l’internet, il faudra souligner que les coûts sont onéreux.

"Ce que nous attendons, c’est la révision à la baisse du coût d'utilisation de l'Internet", plaide Frédéric Banque, président du groupement Togolais des PME.

Pour conclure le panel, Jean-marie Noagbodji, PDG de Café Informatique a rappelé que l'accès au numérique permet de jumeler les opportunités pour les entreprises et leur faire gagner en productivité et en compétitivité.

"L'Internet, c'est tout un marché qui obéit aux lois de l'offre et de la demande. Il y a une grande liberté d'entreprendre dans les pays anglophones que francophones. En pays francophones, la loi devance la technologie. On a tendance à mettre en avant une loi avant d'autoriser la technologie alors que c'est réellement le contraire en pays anglophones. Ce qui reste un gros frein pour le développement national", souligne Jean-Marie.

------------

P.S

Votre avis