Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures à l’inauguration du nouveau bâtiment du CERSA à l'Université de Lomé

Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures qui assistait vendredi à Lomé à l’inauguration du nouveau bâtiment du CERSA a salué les pas franchis.

"Le CERSA du Togo est l'un des projets phares de la première phase des centres d'excellence dont les résultats nous fascinent. Il contribue à renforcer le potentiel de recherche de nos universités et des autres centres de recherche. L'essentiel d'investir dans les sciences, c’est pour réaliser une transformation de nos économies africaines, créér plus de valeur ajoutée", a indiqué M. Diop.

Il dévoile qu’il existe aujourd'hui une forte demande de diplômés et d'experts qualifiés dans les domaines scientifiques, technologiques notamment dans les mathématiques, l'ingénierie, l'agriculture, la santé, l'énergie, l'eau et l'assainissement.

Et c’est en réponse à cette forte demande que le projet des centres d'excellence en Afrique, grand programme de la banque mondiale est élaboré et financé à plus de 440 millions de dollars dans une vingtaine de pays africains

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"A ce jour, 46 centres sont déjà financés.  Ce projet vise à jeter des bases à long terme de renforcement de capacités en Afrique sur des sujets pertinents pour le développement du continent. Sur le plan régional, des centres d'excellence ont déjà formé plus de deux mille étudiants au doctorat et neuf mille pour la maîtrise. Plus 57 programmes ont obtenu des accréditations internationales et en termes de durabilité, ces centres ont réussi à mobiliser plus de 40 millions de dollars pour subventionner les recherches. Ce qui témoigne de la qualité et la pertinence des sujets étudiés", a-t-il expliqué.

Que retenir du CERSA de l’université de Lomé ?

L’université de Lomé abrite depuis 4 ans, Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA). Cette structure régionale de formation et de recherche a bénéficié d’un financement de 8 millions de dollars soit un peu plus de 4 milliards F.cfa  CFA.

Sa mission est de promouvoir la filière avicole par  la formation d'experts et des professionnels, la recherche au développement, l'appui conseils aux acteurs et la valorisation des sous-produits liés à ce sous-secteur.

Le centre forme des étudiants au niveau master et doctorat en science aviaire provenant d'une douzaine de nationalités et donne des formations modulaire aux professionnels de l'aviculture. 140 masters, 50 doctorats inscrits et 850 professionnels sont déjà formés et proviennent du Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal et du Togo.

Le centre a par ailleurs obtenu une accréditation internationale sans condition pour ses programmes de maîtrise de doctorat et a généré plus de 1,1 million de dollars sur ses produits d'exportation.

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"Ces efforts dans le domaine scientifique sont en train de mettre l'Afrique sur une voie prometteuse pour sa transformation économique. Il s'agit pour nous de faire en sorte que nos étudiants qui fréquentent les universités africaines puissent développer des compétences aussi pointues que ceux qui fréquentent les universités en Europe ou aux États-Unis", souligne Prof kokou Tona, directeur du CERSA à agridigitale.

Un nouveau cadre pour un nouveau départ 

Pour répondre à son ambition de centre d’excellence, le CERSA s’est doté d’un bâtiment et équipé des matériels de laboratoire ultra-modernes. Tout réalisé en 24 mois dans l’enceinte de l’université de Lomé.

Inauguration du nouveau bâtiment du CERSA à Lomé

Les investissements du bâtiment ont coûté 660 millions de frs CFA et 1,5 milliard F.cfa pour les équipements de laboratoire.  et les travaux ont été réalisés après 24 mois. Un financement additionnel pour le CERSA à hauteur de 4 millions de dollars est annoncé pour renforcer davantage ses capacités.

"Dans la phase additionnelle, nous allons mettre à l'échelle les objectifs du CERSA. La plus grande innovation, c'est que nous allons mettre en place un incubateur pour l'employabilité des diplômés du centre. Les étudiants qui n'ont pas d'emplois directs et qui ont des projets bancables seront soutenus dans le centre d'incubateur et mettre en œuvre leur projet. Lorsqu’ils seront vraiment indépendants, ils sortiront pour aller se mettre à leur propre compte", confie Prof kokou Tona.

Dans la foulée, l’université de Lomé bénéficiera de deux nouveaux centres d’excellence à l’instar du CERSA et qui seront financés pour un montant global de 12 millions de dollars par la Banque mondiale.

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"Avec les succès enregistrés pour le CERSA qui fait désormais cas d'école, deux nouveaux centres d'intérêt ont été accordés à l'Université de Lomé par la Banque mondiale. Il s'agit du Centre d'Excellence Régional pour la Maîtrise de l'électricité (CERME) et le Centre d'Excellence Régional Ville Durable en Afrique (CERVIDA)", annoncent les responsables de l’institution financière internationale.  

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Palakiyêm S.

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