Kickstart international propose des systèmes d'irrigation adaptés (@http://kickstart.org)

Avec les changements climatiques, les pluies sont de plus en plus rares et les saisons pluvieuses de plus en plus courtes.

"En Afrique, beaucoup d’agriculteurs dépendent de la pluie et quand il ne pleut pas, ils se mettent à faire des sacrifices pensant que les dieux sont en colère. Ce qui fait que les pauvres paysans n’ont plus de revenus significatifs alors qu’ils doivent subvenir à leurs besoins et envoyer leurs enfants à l'école", déplore Dayo Mosobalaje, directeur sous régional Afrique de l’Ouest de Kickstart international.

Pour permettre aux agriculteurs de faire l’agriculture toute l'année y compris en saison sèche, plusieurs solutions ont été développées à l’instar des pompes lampadaires (500 à 600 $), des pompes à essence (ravitaillement en carburant).

Dayo Mosobalaje

"Mais, on s’est rendu compte que tout cela est coûteux pour les petits paysans. Alors, nous avons décidé d'inventer une technologie avec des outils appropriés pour permettre à ces petits producteurs d’avoir facilement et durablement accès à l'eau et à moindre coût", indique Dayo.

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"Portables et très fiables, nos pompes ont pour vocation d’aider les petits producteurs à passer d'une agriculture de subsistance pluviale à une agriculture irriguée commerciale toute l'année", confie –t-il à agridigitale.

L’entreprise dispose depuis plus de dix ans, des pompes d’irrigation manuelle légères (4,5kg et 16 kg) avec des capacités d'aspiration maximale de 7m profondeur, 14 m de hauteur maximale capable de rependre l’eau sur 200 m (terrain plat).

"Elles utilisent l'eau de façon efficiente, réduisent le risque de famine, améliorent les sources de nourriture, diminuent la dépendance à l'aide alimentaire étrangère et augmentent jusqu’à 500% les revenus des producteurs", assure-t-il.

Déjà présent au Kenya, Éthiopie, Rwanda, Tanzanie, Ouganda, Ghana, Burkina Faso, Mali, Nigéria, Sénégal, Zambie, RDC, Malawi et Mozambique Zimbabwe, le directeur sous régional Afrique de l’Ouest est disposé à faire profiter cette technologie aux autres pays africains dont le Togo.

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De notre Envoyé spécial à Accra, Anani E.

 

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