Mike Coffi, directeur général d'Ecobank Asset Afrique de l'Ouest.

En tant que contributeur à l’économie nationale, elle mérite d’être mieux accompagnée pour davantage s’impliquer dans la construction du pays sur tous les plans. Un défi que le groupe bancaire panafricain Ecobank compte relever en soutenant le Haut conseil des togolais de l'extérieur (HCTE).

Que propose exactement Ecobank ?

Diverses propositions ont été exposées vendredi à Lomé aux délégués nouvellement installés par le chef du gouvernement, Komi Selom Klassou.

"Un dispositif sera mis en place pour que vous ayez accès au marché du logement ; de l'immobilier dans votre pays d'origine et on va travailler ensemble pour le rendre proactif," promet Stella Bagnah, directrice de la banqueassurance du groupe Ecobank.

"On a parlé des fonds de placement. Vous en aurez deux. Un sur le long terme (investir sur des actions et des obligations) et un pour ceux qui veulent avoir un placement prudent, donc le fonds obligataire qui a un taux minimum de 5% net. Souvent ces taux sont nettement mieux et vous permet d'avoir une épargne localement", ajoute Mike Coffi, directeur général d'Ecobank Asset Afrique de l'Ouest.

Il sera aussi question ajoute –t-il, "de travailler sur un fonds de garantie pour vous permettre de lever des fonds dans le cas des crédits localement".

"Ce sera un fonds commun de placement dédié à la diaspora qui va être alimenté par la diaspora et qui va servir à cette diaspora de pouvoir avoir de prêts", précise M. Coffi.

Facteur de stabilité économique

Sans contexte, la diaspora est un facteur de stabilité macroéconomique et qui stimule les investissements. C'est une source importante de devises étrangères pour la balance de paiement.

En plus, selon divers analystes, elle contribue à faire reculer la pauvreté des ménages. Pour toutes ces raisons, Ecobank ambitionne d'en faire une force au service du bien commun en mettant en place un fonds de garantie en faveur de la diaspora togolaise et de la sous-région.

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"Certains d'entre vous ont voulu investir localement, mais se sont vu bloqués parce qu'on n'avait pas de solutions. Non seulement pour le transfert de fonds mais aussi de manière sécurisée pour les investissements fiables. D'autres ont tenté d'avoir des entreprises, faire valoir leur savoir-faire dans leur pays local en demandant des prêts pour monter leur structure mais malheureusement, ils n'ont pas pu avoir le financement nécessaire. Imaginez-vous que vous avez accès à des fonds qui vous permet de garantir des financements que vous souhaiteriez avoir auprès de certaines institutions financières ?," développe Mike Coffi.

Agir dans le sens de tous

La démarche du groupe bancaire panafricain a été saluée par les délégués. "Ce que propose Ecobank, ce sont des produits du 21éme siècle. Vous avez fait une très belle chose en ouvrant des comptes à tous les 77 délégués que nous sommes et vous êtes souple avec nous ici", salue Komlan Robert Holognon, délégué Gabon du HCTE.

Stella Bagnah, directrice de la banqueassurance du groupe Ecobank

Toutefois, certains suggèrent que cette initiative ne s’arrête pas qu’aux discours mais qu’au moment des sollicitations, que la banque prête oreille attentive à chacune des préoccupations exprimées par les togolais de l’extérieur.

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"Il ne faudrait pas que lorsque individuellement, nous allons solliciter une assistance qu'on nous jette à la poubelle comme si on était rien," soulignent-ils.

"Vous dites que dans les pays où nous résidons, nous sommes des ambassadeurs du Togo. Nous sommes 77 mais nous ne sommes pas 77. Nous sommes près de 2.000.000 parce que nous devons rentrer chez nous et expliquer ça aux autres,"  ajoutent-t-ils.

L’espoir est grand avec cette confiance et beaucoup caressent déjà l’idée de revenir investir dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture.

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A.E

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