Ayité-Lô Ajavon, expert en changement climatique, ancien expert du GIEC

"Mais attention, il faut se préparer pour les occuper! Quand vous n’avez pas l’information et que vous allez vous inscrire dans un institut qui vous fait une ancienne formation, quand on arrivera ici pour la mise en œuvre, vous allez avoir quelques difficultés à vous mettre dans le circuit", interpelle Ayité-Lô Ajavon, expert en changement climatique, ancien expert du GIEC.

"Il faudrait que vous vous prépariez à vous adapter et pour le faire, vous êtes obligés de vous référer pour le moment au document des contributions déterminées au niveau national pour savoir ce qu’on prévoit", suggère-t-il.

Lors d’un dialogue initié mercredi à Lomé par l’ambassade d’Allemagne pour impliquer les jeunes togolais dans la transition énergétique, l'expert a essayé de faire comprendre aux participants que ce n’est pas le gouvernement qui va exécuter les projets qui seront identifiés pour permettre de respecter les engagements pris dans l’accord de Paris.

"La main d’œuvre viendra de la jeunesse. Il y a par exemple l’introduction des nouvelles technologies dans l’agriculture. Voilà un secteur où vous avez de nouvelles technologies qui doivent arriver, de nouvelles façons de faire les cultures pour lesquelles on aura besoin des gens. Est-ce que vous vous formez pour occuper ces emplois ? Parce que, pour que nous puissions réussir les obligations qui sont contenues dans les CDN, il faut vous approvisionnez dans ce document", martèle M. Ajavon.

Impliquer les jeunes, un impératif 

Ces dernières  semaines, les jeunes ont fait beaucoup de bruit au sujet du changement climatique et de ses conséquences désastreuses pour la planète et pour l’homme. En Afrique de l'Ouest comme en Afrique Centrale, les moins de 25 ans représentent 64% de la population. 

Pour Matthias Veltin, Ambassadeur d’Allemagne au Togo, il est tout à fait normal que leur voix soit entendue.

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"Inviter au dialogue entre les générations et donner la parole aux jeunes n'est qu'un devoir citoyen au regard de l'urgence climatique. Il ne s'agit plus d'un combat diplomatique ou politique, mais réellement d'un combat citoyen et commun", justifie le diplomate allemand.

"À quoi nous sert-il de fixer des objectifs pour l’avenir sans impliquer la jeunesse ? Ces engagements pour l’avenir, nous ne devons pas les prendre sans vous, mais avec et pour vous. Il est donc nécessaire d’impliquer tout le monde dans la transition énergétique", insiste-t-il.

L’objectif qui consiste à assister les jeunes pour profiter des opportunités en matière de transition  semble être atteint.

"La transition énergétique est un thème très important et aussi universel donc on a parlé de l’implication des jeunes dans la transition énergétique. Comment nous pouvons œuvrer pour aboutir à une transition énergétique durable", confie à agridigitale, Bénédicte Gati, participante très intéressée par le domaine des énergies renouvelables.

L’urgence d’agir exige de la jeunesse africaine à saisir toutes ces opportunités.

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Anani E.

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