Ouverture ce lundi à Madrid de la Cop25 (Image AGD/A.E)

Pour maintenir les changements climatiques dans des limites gérables, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU exhorte les Etats à maintenir l'augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 et réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d'ici 2030.

"Jusqu'à présent, les efforts de la communauté internationale pour atteindre ces objectifs ont été tout à fait insuffisants", a déploré Antònio Guterres, lors d'une rencontre avec la presse, un jour avant le début de la COP25.

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Après avoir exprimé sa frustration devant cette lenteur dans son discours inaugural ce Lundi, il a exhorté les pays à utiliser la rencontre de Madrid pour faire la différence.

"Nous n'avons pas de temps à perdre. Nous devons faire preuve d'une ferme détermination à atteindre les objectifs que nous avions promis d'atteindre avec l'Accord de Paris. Nous n'avons pas besoin d'une approche progressive, nous avons besoin d'une approche transformationnelle," a martelé le numéro un de l'ONU.

Les africains réclament une juste climatique

Selon plusieurs analystes, l'Afrique est le continent le plus touché, mais également le moins capable de faire face aux conséquences néfastes du changement climatique. De récentes études ont alerté que l’Afrique se réchauffera 1,5 fois plus vite que la moyenne mondiale.

Mithika Mwenda, Directeur exécutif de PACJA.

"Déjà, certaines parties du continent se réchauffent à 2 degrés Celsius. Nous pensons que la reconnaissance de ce cas particulier de l’Afrique entraînera une accélération du financement, du transfert de technologies et d’autres formes de soutien pour permettre au continent de faire face aux effets dévastateurs du changement climatique et de contribuer aux efforts d’atténuation", confie à agridigitale, Mithika Mwenda, Directeur exécutif de l'Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA).

Il souhaite que la COP25 prenne une décision pour reconnaître les circonstances spéciales et le besoin de l'Afrique.

"Sans un soutien considérable qui corresponde aux circonstances et aux besoins particuliers de l’Afrique, il est difficile de voir comment l’Afrique pourra jouer un rôle clé dans l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets."

Sena Alouka, directeur exécutif de l'ONG Jeunes volontaires pour l'environnement (JVE) estime qu'il  est important qu'au niveau de Madrid, la question de justice climatique soit réglée avec un accent particulier sur l'adaptation.

"C'est vrai qu'il y a le principe de responsabilité diversifiée et partagée mais il est important que les pollueurs payent. Aussi, la plupart du financement qui est alloué au changement climatique va à l'atténuation. Or, les pauvres, ce qui les intéressent c'est beaucoup plus l'adaptation donc on veut que beaucoup plus de financement viennent au côté de l'adaptation," réclame-t-il.

Place donc aux négociations et vivement la fumée blanche à la fin de cette grande rencontre au soir du 13 Décembre.

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De notre Envoyé spécial à Madrid, Anani E.

1 Contribution(s)

  1. Kevin Ossah say:

    Merci pour l'article. J'aimerais bien soulever que les organisations de jeunes dirigés par des jeunes doivent être impliquées dans cette lutte climatique, cela voudrait dire qu'ils doivent participer à tous les niveaux de prise de décision. Sans quoi, qui mettront en œuvre les décisions d'aujourd'hui ?

    02/12/2019 17:52:08

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