Aristide Agbossoumonde, Directeur général du MIFA S.A

D’abord les 5 piliers. Primo, le partage de risque. Il s’agit de réduire l’exposition des acteurs aux risques en les partageant le long des chaînes de valeur.

Secundo, l’Assurance. Sur ce volet, le MIFA compte développer les produits d’assurance pour la couverture des acteurs du secteur ainsi que les risques agricoles et le financement.

Tertio, l’assistance technique.  Il est question de renforcer les capacités techniques des institutions financières pour une meilleure analyse du secteur en vue de développer les produits adaptés, renforcer les capacités techniques et de gestion des acteurs de chaînes de valeur agricole et étendre l’inclusion financière.  

Quarto, la bonification de taux d’intérêt.  Cela consistera à tarifier les prêteurs en fonction de l’efficacité des prêts à l’agriculture et tarifier les acteurs de la chaîne de valeur en fonction de la croissance financière, de la croissance de l’agro-industrie, de l’utilisation des meilleures techniques de production.  

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Quinto, les mesures incitatives. Elles visent à amener les prêteurs à adopter des stratégies à long terme, à s’engager durablement dans le financement de l’agriculture et à primer la création de valeur par les acteurs des chaînes de valeur agricole.

Puis, les  5 impacts attendus. Primo. Il s’agira d’accompagner 1 million de producteurs d’ici 2020 grâce à des mécanismes de professionnalisation des chaînes de valeur et de mise en commun des SFD et des coopératives agricoles (emplois directs et indirects).  

Secundo vise à accroître le volume des prêts au secteur agricole de 0,2 à 5% du portefeuille total des prêts bancaires à l’horizon 2028.

Tertio, réduire le taux d’intérêt du seuil de rentabilité des banques pour les emprunteurs de 15% à entre 7,5 et 10,5%.  

Quarto. Il s’agit de faciliter l’octroi de prêts agricoles au sein des banques grâce à l’amélioration de leur capacité d’analyse des projets agricoles à travers la mise en place de bureaux spécialisés en agriculture dans les banques dont le MIFA renforcera les capacités techniques.

Quinto. Intensifier les prêts aux petits exploitants agricoles "regroupés en pool" pour atteindre 50% du portefeuille total au travers de médiateurs agrégés, tels que les systèmes financiers décentralisés et les coopératives.

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In fine, le MIFA S.A ambitionne sur les 10 prochaines années porter à 5% l’apport des banques au financement de l’agriculture préalablement trop faible (0,3%).

Pour réussir ce pari, le mécanisme fédère l’ensemble des acteurs que sont, l’Etat, les centres de recherche, les distributeurs d’intrants, les producteurs, les unités de transformation et structures d’assurance, bancaires et de finance décentralisée.

La finalité étant de générer des emplois décents et massifs pour les jeunes et les femmes puis des opportunités d’affaires pour les PME/PMI. Et le secteur privé jouera un grand rôle pour l’atteinte de ces résultats.

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F.G

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