Bonne campagne cotonnière pour le Bénin (2017-2018)

Une centaine de participants venus du Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, le Sénégal, Togo et du Bénin, pays hôte sont attendus à cette grande rencontre.

L’objectif est de présenter le bilan de la campagne cotonnière (2018 – 2019), les recherches menées dans le cadre de la gestion intégrée de la production cotonnière, et de mener des échanges fructueuses entre les acteurs présents à la rencontre.

Chercheurs de centre de recherche, responsables de sociétés cotonnières et associations interprofessionnelles, responsables des organisations sous régionales et internationales, et firmes agro-pharmaceutiques prendront part cette messe sur le coton.

A l’issu de cette rencontre, les participants comptent trouver des solutions efficaces à la gestion durable de la filière cotonnière, aux ravageurs cotonniers  et à la fertilité des sols. Des partenariats entre la recherche et partenaires techniques et financiers, firmes agro-pharmaceutiques y sont attendus.

L’an dernier, Le Mali était le meilleur producteur de coton avec une récolte de 721 mille tonnes déjà en Mars pour une prévision de 725 mille tonnes de coton graine.

Au Togo, les prévisions en début campagne ont été estimées entre 120 mille à 130 mille tonnes de coton pour une superficie de 170 mille hectares emblavées.

Que retenir de la campagne cotonnière 2017-2018 dans les pays du PR-PICA ?

Lors de la 11e réunion bilan du PR-PICA tenue en avril 2018 à Lomé,  les pays membres ont fait le point du déroulement de la campagne cotonnière écoulée.

Le bilan en question a été fait selon un plan commun à tous les pays et qui comporte les données sur la pluviométrie, les zones de production, les superficies emblavées, la mise en place des cultures, les données économiques, les difficultés rencontrées et les perspectives pour les campagnes à venir. Dossier complet réalisé par agridigitale.

Bonne campagne pour le Bénin

Représentant du Bénin à la 11ème réunion à Lomé

Globalement la campagne cotonnière 2017-2018 a été souriante au Bénin. Les prévisions en termes de production et de superficies emblavées ont été largement dépassées. Pour la campagne, 530 mille ha ont été emblavés soit 18% d’augmentation par rapport aux prévisions en début de campagne.

Aussi pour la production, partant d’une estimation de 530 mille tonnes, le pays compte collecter d’ici la fin de la campagne 580 mille tonnes et prévoit atteindre 600 mille tonnes à la campagne prochaine pour une superficie emblavée de 550 mille tonne.

La mise en place d’un crédit labour et récolte mise en œuvre d’un programme d’intensification de la production associé à la matière organique, les projets de mécanisation de la culture cotonnière sont entre autres les mesures prévues pour atteindre les prévisions de la campagne prochaine.

Le Burkina Faso en deçà de ses performances

Le Burkina Faso a bien débuté la campagne avec une hausse de 19% des superficies emblavées, le retour à 100% au coton conventionnel et l’augmentation du prix d’achat du kilo de coton grain de 235 à 245 F cfa.

Evolution de la situation au Burkina-Faso

L’insuffisance des pluies et les pressions parasitaires ont  bouleversé ce bon élan ramenant le pays en deçà de ses performances par une baisse de la production de 10% et du rendement de 24%.

La Côte d’Ivoire se relève

La baisse des superficies emblavées et du nombre de producteurs au cours de la campagne écoulée n’a pas empêché le pays d’augmenter sa production à 412 mille tonnes contre 328 mille à la campagne précédente grâce à l’amélioration du rendement allant de 950 mille à 1258 kg/ha.

En perspective, le pays a une vision stratégique de 600 mille tonnes à l’horizon 2020 avec association de la mutualisation des semences au Zonage.

Le Mali, malgré tout en première position

Après une bonne installation de la campagne à ses débuts, la production cotonnière au Mali a été bousculé par des une interruption des pluies.

En tout 31 mille hectares ont été abandonnés à cause des changements climatiques. Mais, les mesures incitatives à la production mises en place par le pays ont permis au pays d’aller au-delà des prévisions (en tout 728 mille tonnes de coton produites pour 725 mille prévues) et de garder la première place dans la sous-région.

Le pays prévoit pour la campagne prochaine, 736 mille ha de superficies emblavées et une production de 750 mille tonnes pour un rendement de 1019 kg/ha.

Sénégal positionne de nouveau le plan de campagne précédent

Dernier pays des 6 sur le plan production, le coton au Sénégal est une culture de diversification face à la tyrannie de la culture d’arachide. Malgré une augmentation de 8%, seulement 19 826 ha ont été réellement emblavés au cours de la campagne écoulée avec une production en augmentation de 16 380 tonnes et un rendement de 826 Kg/ha.

Le meilleur prix d’achat dans la sous-région avec 300 F cfa le prix d’achat du kilo de coton. Pour la prochaine campagne, le pays espère maintenir la prévision de la campagne précédente soit 24.500 ha d’objectifs de superficie maintenue et une production de 25 mille tonnes pour un rendement de 1020 Kg. 

Le Togo en marche

Adam Nana Nanfamé, DG NSCT

Le Togo dispose de 6 régions de production cotonnière avec 5 usines d’égrenage de coton. Avec 204 mille hectares d’intentions de culture, la superficie emblavée a été de 168 mille hectares après mesure des parcelles, soit une augmentation de 30% par rapport à la campagne précédente.

Le nombre de producteurs est passé de 116 mille à la campagne précédente à 137 mille avec une augmentation de 18%. Prévue à 120 mille tonnes pour un rendement de 712 Kg/ha, la production au 10 Avril est de 118 mille tonnes. Le prix plancher du kilo pour la campagne est de 260 F Cfa pour le coton de premier choix et 240 F cfa pour celui du 2e choix après une redistribution de 20 F cfa a augmenté de 8%.

Pour la campagne prochaine, déjà 201 mille hectares d’intentions de cultures ont été déjà recensés. Les objectifs de production sont de 180 mille ha et une production espérée de 180 mille tonnes pour un rendement de 1000 kg/ha.

Bonne nouvelle pour le PR-PICA

D’une manière générale, la production est globalement à la hausse sauf au Burkina Faso. Aussi, le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso ont eu assez de difficultés liées aux aléas climatiques. Ceci est une bonne nouvelle pour le PR-PICA qui à l’origine est né pour une conjugaison des forces afin de faire face aux défis que présente la filière.

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