Edem d’Almeida, directeur général du groupe AGR

Séduits par les résultats, et pour permettre à l’initiative d’atteindre d’autres villes du Togo (Aného, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodè, Kara) le gouvernement et surtout la délégation de l’Union européenne, l’ambassade de France et d’Allemagne ont décidé de porter le projet en apportant un appui financier de 20 millions de francs CFA.

Un acte fort pour marquer la célébration de la semaine européenne de la diplomatie climatique lancée depuis lundi à Lomé.

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"J'adresse mon encouragement aux entreprises qui sont engagées dans le recyclage et aussi à vous les élèves parce c'est vous qui êtes l'avenir et c'est vous qui créez l'avenir. Vous avez tous les encouragements de l'Union européenne pour ce travail", confie Bruno Hanses, chargé d’affaires à la délégation de l’Union européenne au Togo à agridigitale.

Concrètement, les fonds serviront à financer l'acquisition des bacs, les campagnes de sensibilisation et tout ce qui va avec pour pouvoir rendre ce projet viable.

"Moi Jeu Tri", comment ça marche ?

Les élèves trient les déchets dans leur ménage et ramènent dans des bacs mis à leur disposition au sein de leur école, des papiers, plastiques et métaux. Les déchets récupérés sont convoyés au centre de African Global Recycling (AGR) où ils sont triés pour apporter de la valeur ajoutée.

"Que ce soit dans la plasturgie, dans la métallurgie, dans l'énergie et dans la papeterie. Nous trions ces déchets et nous les revendons à des filières qui vont pouvoir les transformer. Ce sont des actions concrètes pour limiter l'impact de la déforestation sur nos consommations", indique Edem d’Almeida, directeur général du groupe AGR dont l’initiative a déjà permis de créer 80 emplois.

Améliorer le cadre de vie des élèves

Pour donner du sens au geste de l'élève et une justification aux familles, AGR attribue les retombées économiques à un projet social de l’école avec pour objectif d'améliorer le bien-être, le cadre de vie de ces élèves.

"Pour certains, c'est la rénovation des salles de classe et des toitures, c'est aussi pour nous en tant qu'acteur privé mais aussi parallèlement acteurs de la société civile d'accompagner les différents dispositifs qui sont déjà mis en place", précise Edem.

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"Nous, on a bénéficié à la fois d’une somme d’argent qui nous a permis de faire une formation en informatique au sein de notre bibliothèque. On a eu aussi un ordinateur", témoigne Mme Nagou Anne Marie, bibliothécaire à la bibliothèque Akplanou de Kodjoviakopé (quartier de Lomé).

"Dans le secteur agricole, la promotion des filières biologiques nécessite des fertilisants organiques et en ce sens, la valorisation des ordures ménagères en engrais biologique serait aussi tout autant pour améliorer la productivité agricole et permettre pour cela, l'utilisation réduite des engrais chimiques qui vont davantage améliorer le bien-être et la durabilité de nos systèmes de production", souligne Noël Koutéra Bataka, ministre de l’agriculture, de la production animale et halieutique.

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Anani E.

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