Yaya LIMDO, une fierté nationale

"Au début, c’était une passion pour moi, mais à partir de 2010 où j’ai été décoré officier de mérite agricole par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, tout changea systématiquement en moi. Mon plus grand challenge est de faire tout et tout pour aller au-delà de ce qui m’est demandé", lance-t-il à agridigitale.

Touristes occidentaux, américains, et récemment encore des italiens…y défilent toute l’année pour non seulement se ressourcer mais être en contact avec la nature, où, tout a été remis en place, tout comme, à la création du monde, au jardin d’Eden.

Il s’agit de la forêt Yaya, située à 8km du pont d’Amakpapé (78 km au nord de Lomé).

Un paradis terrestre sur plus de 200hectares

Au coeur d'une forêt paradisiaque

La forêt privée Yaya  existe depuis 1972 et s’étend  sur 208 hectares. Purement éclairée avec les plaques solaires, la forêt Yaya a la particularité qu’il ne fait jamais nuit ou tard pour s’y rendre.

Dans cet écosystème où les gros arbres par leur hauteur-les essences presque rares- dictent leur droit de cité, tout est bien organisé.

D’abord, des cultures développées sont entre autres : l’apiculture, la pisciculture, la culture maraîchère, la culture des arbres pérennes, des lianes fruitières. Ensuite, la préservation et l’élevage sous bonne escorte des animaux sauvages à savoir les agoutis sauvages, les crocodiles et des biches, etc.

"Cette forêt a pour particularité de préserver la vie et non la mort ; car il est interdit de tuer un animal à l’intérieur d’elle. Tout animal est attrapé vivant afin de le dompter", explique-t-il avec fierté.

Farouche défenseur de la cause climatique

Crocrodile bien gardé et protégé

"Lutter contre le réchauffement climatique n’est pas une affaire d’une seule personne", affirme –t-il alertant sur le danger qui guette la planète si l’effort n’est pas fait pour protéger la nature du réchauffement climatique.

"Ce qui est préservé ici est très peu pour sauver ce que l’homme a déjà détruit.  Mon engagement, c’est une manière d’interpeller la conscience humaine, appeler tout le monde à créer des mini-forêts. Cela sauverait la planète",  croit Yaya LIMDO.  

"Mon plus grand souhait en ce moment est de voir un jour une multitude de forêt au Togo et partout en Afrique afin de renforcer encore une fois la lutte contre le réchauffement climatique", préconise –t-il.  

La forêt selon lui, joue un grand rôle dans la vie de l’homme et souligne que "notre monde a besoin de ces différentes initiatives pour l’évolution et l’amélioration de la condition humaine".

Son engagement va au-delà du simple fait de préserver la forêt, il s’est donné ce plaisir d’accompagner gratuitement les jeunes partout en Afrique qui aimeraient se faire spécialiser dans les métiers de préservation de la forêt et des essences rares.

Ne dit-on pas en Afrique, qu’un vieux qui meurt, c’est toute une bibliothèque qui brûle? La jeunesse, rendez-vous à la ferme Yaya pour profiter de l’immensité du savoir et savoir-faire du vieux Yaya!

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Palakiyêm Sandali, de retour de la forêt Yaya pour Agridigitale

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