Le besoin de l'oignon crée une demande forte

Il s’agit bien de l’oignon, un business rentable dans lequel s’est spécialisé le jeune diplômé Yaya Ousmane.

"C'est un héritage familial. Déjà sur les bancs, j'aidais ma mère les week-ends et les vacances ; ce qui fait que malgré mon diplôme de Master en Marketing et communication, cela reste pour moi une passion", confie-t-il à agridigitale.

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"C’est un produit importé depuis le Niger dans deux principales régions et par saison.  Dans la Région de Galmi, c’est de novembre à août et dans la région d'Agadez entre septembre, octobre et novembre", ajoute Yaya.

Tracasserie douanière : principal obstacle

Pour le jeune entrepreneur Yaya, ses affaires roulent bien et il se frotte déjà les mains avec ses premiers chiffres d’affaires. "En 2018, j’ai importé 30 tonnes et ce volume va s’accroître. Annuellement, je réalise un chiffre d’affaire entre 4 et 5 millions F.cfa", indique-t-il.

Il estime qu’il pouvait faire plus s’il n’y a pas trop de tracasserie douanière dans le transport et conditionnement du produit du Niger jusqu’à Lomé.

Yaya dénonce les tracasseries douanières au niveau du Burkina et du Benin (deux pays de transit), ce qui n’est pas le cas du Togo qui selon lui, offre toutes les facilités grâce à l’office togolais des recettes (OTR).  

Autre préoccupation de Yaya, l’instauration d’un marché unique de l’oignon au Togo pour éviter la concurrence déloyale d’autres importateurs pas nationaux.

"Des négociations auprès des autorités publiques pour l'exploitation des marchés (EPAM) ont déjà été entamées et nous espérons une accélération des procédures pour la mise sur pied de ce marché unique de l’oignon pour le bien des importateurs", suggère –t-il.  

Pour lui, l’oignon est une denrée importante dans les habitudes alimentaires et son commerce a de l'avenir et aura besoin de l’appui des pouvoirs publics. Aux jeunes togolais et africains, c’est une niche à saisir!

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