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Ce Forum sur la coopération sino-africaine ouvrira une nouvelle voie pour les relations entre la Chine et l’Afrique.

Trois mois (juin 2018) avant le sommet des chefs d’Etat avec le président Chinois Xi Jinping, 150 jeunes africains avaient déjà pris part au 3ème festival Chine-Afrique à Beijing et à Sichuan.

Lors du festival, les autorités chinoises avaient clairement exprimé qu’au-delà de la construction des routes et des édifices en Afrique, elles souhaitaient dorénavant compter sur la jeunesse africaine pour la réalisation du rêve chinois, celui de voir, toutes les nations du monde sortir de la pauvreté.

Lire : La Chine et l’Afrique ont le même rêve

La jeunesse africaine avait été interpellée sur sa lourde responsabilité dans la définition des relations futures entre la Chine et l’Afrique.

4,6 milliards de dollars pour 36 pays africains

Le sommet qui s’ouvre aujourd’hui est porteur d’espoir pour l’Afrique dans un contexte où le Fonds de développement Chine-Afrique, fonds de placement d'investissements géré par la Banque de développement de Chine, a atteint 10 milliards de dollars.


Selon l’agence Xinhua, le fonds a décidé de placer plus de 4,6 milliards de dollars dans plus de 90 projets dans 36 pays africains, couvrant les secteurs des infrastructures, des équipements de haute performance, de l'agriculture, de l'amélioration des moyens de subsistance de la population, de l'énergie, ainsi que de l'exploitation des ressources.

L’exécution de ces projets pourront attirer plus de 23 milliards de dollars d'investissements provenant des sociétés chinoises à destination de l'Afrique, ce qui devrait en retour augmenter les exportations africaines de 5,8 milliards de dollars, créer 1 milliard de dollars de revenus fiscaux et bénéficier à plus de 8,7 millions de personnes sur le continent.

Pour soutenir les entreprises chinoises en Afrique, le FDCA a été établi en 2007, après le Sommet de Beijing 2006  et doté d’un capital initial de 5 milliards de dollars.

Le fonds envisage d'accroître ses investissements en Afrique et d'aider à aligner l'initiative "la Ceinture et la Route" avec le développement africain, dans le but de faciliter l'édification d'une communauté de destin Chine-Afrique.

Bâtir une communauté de destin

Les attentes entre la partie africaine et chinoise sont nombreuses selon divers analystes. Pour la partie chinoise, le renforcement de l’amitié avec les Etats africains reste la grande priorité. 

Le sommet de Beijing2018 vise notamment à bâtir une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l’Afrique autour de l’initiative chinoise "la Ceinture et la Route".

"Le sommet de Beijing sera un grand succès et marquera un nouveau pas historique de la coopération amicale entre la Chine et l’Afrique", affirment les autorités du Pékin.

Que peut attendre le Togo ?

L’ex-diplomate chinois à Lomé, Liu Yuxi déclarait que "le Togo aura beaucoup à gagner de l’initiative chinoise (la ceinture et la route)".

Le Togo de par son port en eau profonde et son aéroport reste un carrefour que la Chine veut bien exploiter pour toucher tous les pays de la sous-région.

Spécialement, côté portuaire, la Chine veut faire de la plateforme portuaire un hub d’éclatement vers les autres ports de la sous-région.

Un véritable gain en matière de rentrée financière pour l’économie nationale.

Autre bénéfice pour le Togo, une offensive diplomatique est en cours pour faire venir des investisseurs chinois au Togo ou mieux, attirer plus d’investissements privés chinois dans les grands projets indexés dans le Programme national de développement (PND).

Lire aussi : La Chine va construire un parc agro industriel à Akodessewa

Le président Faure Gnassingbé arrivé dimanche à Beijing s’est aussitôt entretenu avec les hommes d’affaires chinois dont le PDG de Zhongmei qui annonce la création d’un parc agro industriel à Akodessewa dans la préfecture de Vo.

Les réalisations chinoises au Togo sont importantes et les deux pays sont aujourd’hui prêts à aller de l’avant dans le renforcement de leur relation.

Suivre l’intégralité de l’interview du président Faure Gnassingbé

Le chef de l’Etat a reconnu dans cet entretien à la télévision chinoise (CGTV) que les investissements chinois ont aidé le Togo dans sa croissance et dans son développement.

"Nous savons qu’il y a des dizaines de millions d’emplois en Chine qui sont prêts à être délocalisés. Donc toutes les entreprises en Chine qui sont prêtes à être délocalisées sont toujours les bienvenues", a-t-il souhaité.

Sur le secteur qui a le plus besoin des investissements chinois, le président de la République a d’emblée mentionné l’agriculture qui selon lui, occupe une place importante dans l’économie togolaise.

"Notre agriculture a besoin d’être modernisée et industrialisée, c’est ce qu’on appelle l’agroindustrie. Je dirai que dans ce secteur-là, nous avons besoin des entreprises chinoises", a-t-il souligné.     

Reconnaissant que la première priorité de la jeunesse étant l’emploi, il s’est engagé à tout faire pour attirer ces emplois.

"Nous ferons tout pour attirer ces emplois-là", a-t-il martelé.

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