Il avait à ses côtés entre autres personnalités, Dr. Akinwumi Adesina (milieu) et Gilbert Fossoun Houngbo (extrême droite), respectivement président de la Banque africaine de développement (BAD) et du Fonds international de développement agricole (FIDA).

Komi Sélom Klassou, le chef du gouvernement qui a livré le speech inaugural a d’emblée relevé  que MIFA est aujourd’hui "une réponse pragmatique apportée à l’épineux problème de l’accès au financement et aux crédits agricoles que rencontrent souvent les petits producteurs agricoles".

Le dispositif MIFA martèle –t-il "s’inscrit bien dans le Plan National de Développement (PND) et constitue un meilleur levier pour la levée de fonds en vue de l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD)".

Il a fait remarquer que pendant longtemps, le secteur agricole a été délaissé au profit des autres secteurs d’activités compte tenu de certains risques.

Il s’agit notamment de la fragmentation des chaînes de valeur agricole, le processus et les procédures complexes d’évaluation du crédit, les coûts élevés des transactions, l’inadéquation même des financements, le tout aggravé par les effets néfastes du changement climatique et son corollaire mauvaise répartition saisonnière des précipitations.

"Pour une amélioration rapide de la croissance économique du pays en vue d’une redistribution en termes d’emplois et du mieux-être des populations à la base, le MIFA met en relation les acteurs pour mieux performer le secteur, partager les risques, accorder des crédits : que ce soit les industriels, les transformateurs, les structures d’assurances, les institutions financières, les fournisseurs d’intrants et les commerçants, le MIFA constitue un garanti pour les producteurs", a-t-il expliqué. 

Les chiffres clé à retenir

Le ministre de l’agriculture, Ouro-Koura Agadazi assure que tout le gouvernement et ses partenaires (BAD, FIDA etc.) sont engagés à mobiliser les ressources nécessaires (techniques, matérielles et financières) pour faciliter l’accès aux crédits agricoles aux petits producteurs.

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina et Gilbert Fossoun Houngbo du FIDA ont assuré de leur disponibilité à accompagner le Togo dans la mise en œuvre du MIFA.  

Pour le gouvernement, MIFA va transformer l’agriculture togolaise pour la rendre résiliente aux chocs et augmenter la productivité.

Sont ciblés pour cette phase pilote, les agriculteurs du maïs, du manioc, et du riz de Sadori, Blitta Notse, Agou, Kovie et Agomeglosou.

Le MIFA veut également accroître les prêts bancaires au secteur agricole dont le taux de 0,2% en 2017 devrait passer à 5% en 2027.

L’intensification des prêts aux petits exploitants agricole permettra d’atteindre 50% du portefeuille total des financements aux secteurs.

Aussi, le mécanisme prévoit réduire le taux d’intérêt de crédits de 15% à 7,5% minimum et 10,5% au maxi et impacter 1million de producteurs, créer 250.000 emplois et 500.000 emplois indirects.

La phase pilote du mécanisme va durer six(6) mois et une évaluation sera faite afin de l’étendre à l’ensemble du pays.

1 Contribution(s)

  1. Assogba kokou say:

    je remercier énormément MIFA,BAD,FIDA et aux efforts gouvernement togolais au côté des agriculteurs pour éradiquer la pauvreté dans pays. moi je suis dans la production de manic à gleï(Atakpamé),j'attends avec les bras ouverts cette subvention. merci

    26/06/2018 17:08:24

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