Salina SANOU

Mais avant cela, le concept genre et le changement climatique défendu par l’Alliance fait déjà du chemin.

"C’est un concept très important parce qu’il faut prendre en compte le fait que le changement climatique touche beaucoup plus aux femmes qu'aux hommes. La plupart des femmes en milieu rural ont pour activité principale, l’agriculture. Et quand survient l’effet du changement climatique sur le terrain, elles sont les premières à en être victime", révèle Salina SANOU, Chargée des Objectifs de Développement Durable (ODD) au sein du PACJA. 

"Cette manque de participation des femmes dans les négociations est à tous les niveaux. Au plan national et régional, voire même global, cette participation est estimée à près de 20%. Et là où elles participent on ne leur donne pas suffisamment d’espace pour s’exprimer et agir sur la décision", dénonce-t-elle.

Pour changer la donne, Mme SANOU préconise la sensibilisation auprès des femmes pour leur faire comprendre davantage le changement climatique et leur démontrer qu’elles en sont les premières victimes.

Parallèlement à la semaine africaine du climat ouverte lundi à Accra(Ghana), le PACJA a réuni en atelier mardi, une centaine d’acteurs de la société civile venue de différents pays d’Afrique.

Il était notamment question d’inventorier les besoins des communautés pour venir à bout du changement climatique.

"En tant que porte-parole de la société civile, nous nous sommes réunis pour trouver les meilleures pistes de solutions à soumettre à nos dirigeants", a lancé Mithika Mwenda, Directeur exécutif du PACJA.

Financement climatique au centre des débats

Mithika Mwenda

La réunion de l'Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique a planché sur la REDD+ (mécanisme) de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la dégradation des forêts dans les pays en développement) et sur le financement climatique.

"Les discussions ont porté sur la manière dont la réglementation et la préservation de la forêt peuvent être utilisées dans les pays africains", explique Mithika Mwenda.

Au sujet du financement climatique, il fait noter que "toutes les actions, qu’il s’agisse d’adaptation, d’atténuation ou de la technologie nécessaire pour lutter contre le climat, requièrent un financement suffisant".

Il cite en exemple la Convention-cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique (CCNUCC) qui a institué le Fonds vert pour le climat, un mécanisme qui finance le climat.

Le PACJA est lancé depuis 11 ans et est aujourd’hui la plus grande organisation de la société civile avec plus de 1000 membres dans plus de 45 pays d’Afrique. Il incarne la voix africaine sur la justice climatique et environnementale.

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De notre envoyé spécial à Accra, ANANI E.

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