La carotte, produit le plus cultivé par les maraîchers du barrage se trouve menacé par certains paramètres du climat, ce qui décourage les producteurs.

Si rien n’est fait, le pays risque de réduire ses capacités de production et augmenter l’importation.

Il a plu la veille et Sambiani Sankardja commençait déjà à s’inquiéter. Ce producteur de carotte au barrage de Tantigou se demande comment il pourra liquider les 37 planches qu’il a produites au cours de la saison.

Déjà ce matin, il a réduit le prix de la planche de carotte de 3.500 Fcfa à 3.250 Fcfa. «J’ai passé trois mois au barrage, sans rater un jour dans cette affaire de production de carotte » raconte-t-il «mais avec la pluie d’hier, je suis en train de voir mes efforts devenir inutiles» a-t-il continué.

Ayant dépensé près de 50.000 F cfa pour aboutir à cette production, Sankardja espérait réaliser un chiffre d’affaire de près de 200.000 F cfa.

Malheureusement, la pluie de la veille va déclencher la pourriture des carottes dans le sol. De l’autre côté du barrage, Matiyendou, un autre producteur de carottes a eu la chance de trouver des revendeuses de carottes qui pourront acheter sa production pas aussi grande pour revendre au marché à des dames venant de Mango et majoritairement de Lomé.

Selon plusieurs producteurs de carotte que nous avons approchés, la chaleur et l’humidité sont les sources de pourriture de leur produit.

Ne pouvant pas contrôler le climat, et ne disposant pas de moyens de conservation, ces derniers ont déjà commencé par réduire les superficies de culture de carottes. Dans les jours à venir, certains pourront même abandonner. 

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