Sur les 16 projets, 11 sont nationaux et 5 projets régionaux.

Ces projets ont trait à la santé, l’éducation, l’environnement, le développement, l’emploi des jeunes, le commerce, la logistique, la protection civile et la gouvernance.

La représentante résidente de la BM, Joëlle Dehasse a fait le point lors des journées portes ouvertes de l’institution qui s’achèvent mercredi à Lomé. Agridigitale s’est intéressé aux volets qui touchent l’élevage à l’agriculture en passant par l’environnement.  

Sur le plan de l’Elevage

L’instition finance au Togo le Projet de centre d’Excellence Régionale sur les Sciences Aviaires (CERSA). L’enveloppe octroyée sous forme de don s’élève à 8 millions de dollars.

Axé sur la recherche, la formation et l’industrialisation, de la filière avicole en Afrique, le CERSA jouit d’une reconnaissance internationale confirmée depuis Mars 2018.

En Mai 2018, il comptait 25 étudiants doctorants dont 6 femmes et 76 étudiants en master dont 15 femmes venus de 11 pays d’Afrique de l’ouest et centrale.

Outre les compétences de haut niveau, le projet offre également des formations pratiques de courtes durées permettant aux éleveurs de se professionnaliser.

C’est le cas de 354 éleveurs togolais et burkinabé formés en provenderie, production de poussins, d’œufs de table et de poulet de chair.

Au plan agricole

Deux projets phares du secteur agricole ont été accompagnés par la BM. Il s’agit du Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) et du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO)- Financement additionnel.

Le PASA financé en deux temps (37millions de dollars en 2011 sous forme de don et 20 millions de dollars en 2017 sous forme de crédit) vise à réhabiliter et renforcer les capacités des bénéficiaires.

Les résultats obtenus à la fin de la mise en œuvre du financement initial en juin 2017 sont entre autres la création de 20 Entreprises de Service et Organisation des Producteurs (ESOP) qui ont aidé 13.419 producteurs de riz, du manioc, du miel, de soja, de l’arachide et du ananas dont les productions ont nettement augmenté entre 2016 et 2017.  

Egalement, la banque a financé en deux temps (12millions sous forme de don en 2011 et 10millions sous forme de crédit en 2017), le PPAAO qui a pour objectif de générer et accélérer l’adoption de technologies améliorées pour une productivité accrue dans les filières agricoles prioritaires du pays et qui correspondent aux filières agricoles prioritaires de la sous-région telles que définies dans la politique Agricole de la CEDEAO (ECOWAP).

Ce projet a permis le renforcement des capacités des structures en charge des transferts de technologies que sont l’ITRA (Institut Togolais de Recherche Agronomique et de l’ICAT (Institut de Conseil et d’Appui Technique) et l’appui à la génération et la diffusion des technologies auprès des producteurs.

Ces appuis ont énormément contribué à l’amélioration des rendements auprès des bénéficiaires. Grâce au PPAAO, le revenu moyen brut qui était évalué à 136 059 FCFA par producteur en 2012 est passé à 286 969 FCFA en 2016 de la filière Maïs et de 137 910 FCFA à 231 632 FCFA pour ceux de la filière du riz.

Sur le plan environnemental

La banque a sorti  son chéquier en faveur du Projet de soutien à la présentation à la Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD+) et le Projet d’Investissement de la résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA-ResIP).

Grâce au REDD+, financé à hauteur de 3,8 millions de dollars, plus de 4 800 acteurs dont les acteurs de la société civile et 20% des femmes ont bénéficié des programmes de renforcement des capacités qui ont conduit à un éveil des consciences sur la problématique de la déforestation et de la dégradation des forêts ainsi que les solutions les plus appropriées pour le Togo.

Ce projet à travers des études analytiques a révélé entre autres un taux de couverture forestière de 24,24% avec une dégradation très avance, une forte consommation du bois-énergie par la population.

Le projet vient de bénéficier d’un financement additionnel de 2,93 millions de dollars pour la poursuite de ses travaux jusqu’au 31 décembre 2018.

Le WACA-ResIP, pour sa part, rentre dans le cadre de lutte contre la dégradation du littoral ouest africain.

En plus du Togo, le Bénin, la Cote d’Ivoire, la Mauritanie, le Sao-Tomé et principe et le Sénégal sont bénéficiaires de ce projet financé pour un total de 210 millions de dollars pour tous les six pays.

La part octroyée au Togo s’élève à 52, 532 millions de dollars dont 45 millions en provenance de la BM pour 15 millions sous forme de don.

Les attentes de ce projet consistent à améliorer la gestion des zones côtières, l’observation du littoral, et la surveillance biophysique de l’environnement marin et côtier, financer des travaux de lutte contre l’érosion côtière, l’inondation et la pollution ainsi que les infrastructures urbaines résilientes aux changements climatiques sous forme de sous-projets.

2 Contribution(s)

  1. HOUNDEGLA tonavi Kinholé say:

    C'est un bon projet. Ma question est que serait-il au profit de tout le monde?

    20/06/2018 17:59:07
  2. Joachim LOKO say:

    Félicitations pour le travail

    20/06/2018 17:23:08

Votre avis