Co-fondatrice de AGRI'APP (photo www.cameroonceo.com)

L’avantage comparatif est énorme. Les acheteurs qu’ils soient en milieu urbain ou pas, auront désormais la possibilité de négocier directement les prix avec les petits producteurs.  

Simple, si le maïs coûte 300F dans la ferme, il sera hors de question que le prix soit majoré plus de 10 fois au consommateur urbain.

L’utilisateur pourrait arranger le prix avec le paysan et disposer du produit exactement au prix fixé par le paysan. Le projet emballe tout le monde.

D’ailleurs, le paysan n’attendra plus le jour du marché avant d’écouler sa production, à tout moment, il pourra vendre ses récoltes grâce à son téléphone, mieux, via le digital.

"Agri’App innove en permettant à l’acheteur d’être directement en contact avec le producteur. S’il produit son ananas à 200 Fcfa, vous l’achetez à ce prix. Ce n’est pas normal qu’un régime de banane-plantain coûte 1000Fcfa en zone rurale et que vous l’achetez en ville à 5000Fcfa. Le but est de lutter contre la vie chère", souligne Nourane Foster, co-fondatrice d’Agri’App.

Le pari est vraiment ambitieux et l’appli pourrait drainer des milliers d’utilisateurs.

Selon les projetions des concepteurs, en 5 ans, elle pourrait enregistrée 80.000 transactions journalières à Douala et dans d’autres villes du Cameroun puis ensuite d’autres régions d’Afrique pourraient également en bénéficier.

Tout ça a un coût. L’appli dont l’investissement est évalué à 500 millions F.cfa sur les 5 prochaines années sera financée grâce  à une levée de fonds.

En cinq ans d’exercice, il est attendu un bénéfice de 6 milliards F.cfa et la création de 200 emplois directs. L’action coûte 10 mille F.cfa.

Votre avis