Exploration de nouvelle parcelle (photo agridigitale)

Les parcelles telles quelles sont mises en place au Togo comme dans certains pays de la sous-région ne peuvent garantir le rendement escompté même si les autres conditions sont réunies. Et pourquoi ?

Les réalités de la préparation du sol au Togo

L’agriculture familiale, la plus répandue qui caractérise le climat du secteur agricole au Togo est marquée par un morcellement poussée des terres.

Les populations des collectivités se sont partagé le gâteau, accentuant de plus en plus ce phénomène.

Au fur et à mesure, des parcelles non encore exploitées sont occupées et de quelle manière ?

Avec un coupe-coupe et une pioche, le paysan mène son exploration jusqu’à ce qu’il ne rencontre un obstacle ou ne soit limité par ses moyens ; et comment le fait-il ?

Il déracine les arbustes, coupe certains arbres et élague juste les grands arbres : un système toujours archaïque d’occupation du sol.

Peut-on attendre mieux de ces parcelles ?

Le système d’occupation et de préparation des parcelles tel que présenté ne peut pas garantir le rendement escompté d’une production.

Arafat, un paysan qui est passé comme d’habitude par cette méthode explique : "telle que j’ai occupé ma parcelle, je n’arrive pas à respecter le schéma cultural puisque les racines des arbres occupent certains endroits où je devais faire le poquet ; aussi le travail devient plus compliqué parce que je n’arrive pas poser les cordes pour semer en ligne et aller plus vite".

Contrainte ou question de choix ?

La plupart des producteurs agricoles qui occupent les parcelles de façon traditionnelle comme cela se fait au pays sont bien conscients des enjeux de cette situation.

arbre déraciné (crédit photo agridigitale)

Toutefois, ils sont contraints par les moyens en place.

"Le coût du dessouchage d’un arbre par les hommes qui le font de façon traditionnelle aussi, va de 700 F cfa et peut atteindre 5 000 F cfa. S’il faut évaluer une action de ce genre sur ma parcelle, je ne suis pas loin du million ; où pourrai-je trouver ce moyen ?", s’interroge un producteur rencontré au nord-Togo.

"J’en suis conscient mais je fais avec", ajoute-t-il. 

La relance de la mécanisation au Togo n’a toujours pas fait bouger le chiffre du taux de 1% de mécanisation du pays, de façon conséquente.

Les efforts des décideurs et autres acteurs sont plus concentrés vers les grandes exploitations qui reçoivent tout le soin possible des bulldozers et autres équipements lourds.

Si ces équipements sont adaptés aux grandes exploitations, elles ne le sont pour les petites exploitions éparpillées çà et là sur toute l’étendue du territoire.

Depuis et jusqu’alors, les agriculteurs familiaux, les plus nombreux du secteur agricole au Togo n’ont toujours pas de solutions à l’interminable problème de préparation du sol.

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