Edem Koffi Agbéko, concepteur du sac à lumière

Le petit sac d’écolier du jeune Agbéko permet non seulement aux apprenants des milieux ruraux d’avoir le goût de l’école mais aussi d’améliorer leurs performances scolaires en ayant accès à la lumière pour étudier la nuit.

Le sac d’Agbéko dispose d’une plaque solaire de 13 à 15 Volt capable de recharger rapidement la batterie interne et allumer une ampoule de 5Watts pendant au moins 6h de temps. Il est fait pour être utilisé la nuit pour éclairer une chambre de 2 à 5m2 en fonction de l’organisation de la chambre.

"Les élèves peuvent porter le sac pour aller à l’école et en cours de chemin, il se recharge de lui-même mais du retour de l’école, ils peuvent le déposer sous le soleil afin qu’il se recharge suffisamment pour l’utiliser en soirée pour réviser," dévoile le concepteur à agridigitale.

A la découverte d’un génie

C’est à Atakpamé (155 km de Lomé) qu’il faut découvrir le petit génie.  Pour aboutir au produit fini, Agbéko achète en plus du sac, une plaque solaire. Après, il procède aux installations et au branchement avant de monter la batterie. Enfin, il remet le tout au tapissier qui fixe la plaque sur le sac. 

Un sac d'écolier pas comme les autres

"Pour le moment, il n’y pas d’usine de fabrication de plaque solaire au Togo.  Je suis obligé d’en commander mais si j’ai les moyens, j’en achèterais en quantité parce qu’en business, plus tu commandes, plus le prix diminue. Donc, ce dont j’ai besoin actuellement, c’est de l’accompagnement pour pouvoir multiplier le sac et en faire bénéficier aux premiers nécessiteux qui ne peuvent pas s’en procurer au prix actuel," signale-t-il.

Agbeko a dans sa gamme, deux modèles. Outre celui qui permet d’allumer les ampoules, il y a également un autre qui sert à recharger les téléphones portables. Au lieu d’acheter régulièrement des sacs au marché, le concepteur est prêt à collaborer avec les tapissiers de la place.

"Pour 200 sacs par jour par exemple, j’aurais besoin de 50 tapissiers avec des machines à l’appui, des électroniciens pour monter le sac et d’un électricien pour vérifier les tensions des plaquettes. Avec le temps, on va ajouter des chauffeurs pour pouvoir livrer les marchandises," projette-t-il.

À part le sac, le jeune concepteur togolais est en train de travailler sur un projet de centrale mobile. 

"C’est une centrale de moins d’un kilo d’une capacité de 100 à 180 Watt qui permet de recharger trois portatifs simultanément. J’attends seulement la réussite du sac solaire pour financer ce second projet," précise-t-il.

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