La consommation de viande de poulet augmente en Afrique subsaharienne de 99%

Prévu du 14 au 18 Mai, cette rencontre de discussions, de partage d’informations sur les nouvelles technologies et les innovations dans la filière accouchera des recommandations pertinentes à même de consolider le CERSA à la fois comme centre d’excellence et pôle stratégique majeur pour le développement du continent Africain.

Financé par le Groupe de la Banque Mondiale et opérationnel depuis 2014, le CERSA œuvre dans la promotion, le développement et l’industrialisation de la filière avicole en Afrique, particulièrement en Afrique occidentale et centrale.

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Les participants à la conférence de Lomé

"Une recherche qui viserait à augmenter la disponibilité, la production des protéines essentielles est pour nous, un élément essentiel pour la réduction du coût de cette protéine animale et également de l’accès de cette protéine animale aux populations les plus démunis pour améliorer la santé de ces populations et en fin de compte la productivité de notre force de travail en Afrique," informe Hawa C. Wague, représentante résidente de la Banque Mondiale au Togo.

La volaille, surtout la poule, reste la plus élevée dans le monde en général et en Afrique en particulier. Cet élevage selon le ministre togolais de l'agriculture, Noël Koutera BATAKA, offre de grandes opportunités et perspectives dans la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté.

"La consommation de viande de poulet augmente en Afrique subsaharienne de 99%, alors que la production animale n’évolue seulement que de 56%. Les importations ont progressé de 209% et sont dues à l’augmentation de la demande pour la viande de poulet liée à la croissance de la classe moyenne," signale le ministre BATAKA.

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En cinq ans d’activités, le CERSA compte à son actif entre autres, une accréditation internationale par le haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, la construction d’un nouveau bâtiment avec des laboratoires et des équipements de recherche scientifique très modernes, et la formation de plus de 40 doctorants.

La rencontre de Lomé mobilise des enseignants-chercheurs, des experts, des éleveurs et des industriels d’une quinzaine de pays à savoir Afrique du Sud, Australie, Belgique, Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Erythrée, Ghana, France, Kenya, Lesotho, Nigeria, Pays-Bas, Sénégal, Togo et Turquie.

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ANANI E.

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