Lutte intégrée contre la chenille légionnaire

Ces ravageurs qui s’attaquent principalement aux céréales (maïs, millet etc.) réduisent en un champ de ruine les plantations après leur passage, ce qui met en difficulté, l’objectif 2030 de la FAO pour l’atteinte d’un monde sans faim.

L’Organisation des Nations Unies s’est depuis lors engagée dans cette lutte et des recherches s’intensifient pour réduire voir atténuer la capacité de nuisance des chenilles légionnaires d’automne.

Une nouvelle couche vient s’ajouter à ce combat. De jeunes chercheurs et experts du Bénin, Cameroun, Ghana, Kenya, Nigéria et du Togo, soutenus par le Deutscher Akademische Austauschdienst (DAAD) ont également identifié d’autres méthodes de lutte contre la chenille légionnaire d’automne en Afrique.

Réunis à Lomé mardi, ils ont relevé qu’outre la lutte chimique basée sur l’utilisation des pesticides, il y a d’autres méthodes biologiques pour pouvoir lutter contre ces insectes.

"Nous avions opté pour une lutte intégrée associant différentes méthodes. Cette formule permettra de contrer la chenille légionnaire d’automne qui s’attaque principalement au maïs, millet, sorgho, cultures maraichères et qui peut causer des dégâts allant jusqu’à 100% de pertes des rendements", indique Koffi DJIMA, Entomologiste.

M. DJIMA pense tout comme la FAO, que la chenille légionnaire d’automne, qui dévaste les cultures en Afrique et ailleurs, peut être combattue grâce à certaines techniques naturelles.

Il y a par exemple cité la méthode push-pull développée par l’entomologiste indien, Zeyaur R. Khan au Kenya basée sur une approche biologique consistant à chasser les insectes ravageurs d’une culture principale et à les charmer (attirer) vers la lisière du champ grâce à d’autres plantes ou cultures.

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Conclave à Lomé pour contrer les ravageurs

"Les cultures qui sont mélangées avec le maïs repoussent l’insecte et celles qui sont au bord attirent l’insecte. Donc, au lieu que l’adulte pond des œufs sur le maïs, elle pond des œufs sur la culture qui est à la bordure et cette culture peut réduire significativement l’éclosion des œufs",  illustre l’entomologiste DJIMA.

Après l’identification et l’adoption de ces différentes méthodes, les participants ne garderont pas pour eux-mêmes les acquis.

"Nous allons rédiger des projets qui seront soumis aux organismes nationaux et internationaux dans nos différents pays afin d’aider les petits producteurs sur le terrain dans la lutte contre ces ravageurs", s’engage –t-il.

La prochaine étape, c’est la dissémination de tous ces acquis en faveur du monde paysan.

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