Etsri HOMEVOR (G) Odilia Gnassingbé (C) Komi DJEGUEMA(D)

Invitée mercredi sur un panel au SIALO, Odilia Gnassingbé Directrice Exécutive du Centre Autonome d’Etude et de Renforcement des capacités pour le Développement au Togo (CARDERDT) pense que l’une des alternatives crédibles au financement de l’agriculture c’est le Partenariat public-privé (PPP).

Elle a d’emblée annoncé la tenue les 22 et 23 novembre d’un forum de haut niveau à Lomé où les acteurs privés nationaux et des investisseurs internationaux auront à échanger sur la possibilité de cofinancer les agropoles.

Le Togo faut-il le rappeler projette mettre sur pied 10 agropoles dont l’agropole pilote de Kara (nord-Togo) débute ces activités incessamment.

"Il s’agira pour le CARDERDT de présenter les potentialités et surtout les opportunités d’affaires dans le secteur agro-industriel au Togo aux différents acteurs du secteur privé national et international et aussi de faire découvrir les conditions et les cadres nécessaires pour une mise en œuvre efficace des partenariats public-privés au Togo", a-t-elle dévoilé.

Elle précise que pendant 48h les enjeux de la valorisation du secteur privé dans la transformation structurelle de l’Afrique à travers l’agriculture seront au cœur des échanges.

Sur le même panel, Etsri Homevor, Secrétaire Général du Ministère de la Planification et DJEGUEMA Komi, Directeur de la Statistiques de l’Information et de la Documentation (DSID) ont expliqué l’axe2 du Plan National de Développement (PND) et le projet d’agropole de Kara.

L’ambitieuse feuille de route du gouvernement priorise de développer des pôles de transformation agricoles, manufacturiers et d’industries extractives.

"L’objectif, c’est de faire du Togo un pôle de compétitivité pour la transformation agricole ciblée sur la productivité pour atteindre la sécurité alimentaire, améliorer la balance commerciale agricole et augmenter les recettes générées par l'exportation de produits agricoles, notamment des produits transformés", explique Etsri HOMEVOR.

Un accent sera mis a-t-il insisté sur l’amélioration de la productivité agricole à l’ordre de 10%, la réduction du taux de pauvreté en milieu rural à moins de 50%, l’amélioration sensible de la balance commerciale de -44 milliards en 2016 à -5,65 milliards le tout à l’horizon 2022.

Quid de l’agropole de Kara?

L’agropole pilote de Kara est appuyé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et prend en compte quatre groupes de filières à savoir : végétales pour le vivrier (riz, maïs, soja) ; maraîchers (tomate, fruits maraîchers) ; d’exportation (anacarde, sésame) ; animales (volaille et poisson).

L’agropole de Kara projette la création d’emplois ou l’amélioration des revenus sur 24.492 postes agricole dont 48% de femmes ; création directe de 345 emplois industriels ou de services ; contribution d’au moins 2 points à la croissance du PIB agricole.

"Les impacts attendus de ce agropole sont également l’électrification de cinq villages pilotes, la construction de trois écoles et un centre médico-social",  ajoute Komi DJEGUEMA.

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