Moïse PITASSA

Baptisé RepaEcoExcursion, le projet consiste à faire découvrir à une cinquantaine d’étudiants togolais chaque année des centres modèles dont les activités se fondent sur les valeurs africaines et qui prennent en compte les enjeux de l’heure.

"L’objectif de ce projet est double : c’est avant tout d’offrir aux participants de toucher du doigt ce dont on les parle dans les amphithéâtres et surtout de leur donner envie de faire les choses différemment en observant des modèles de réussite dans le domaine de l’entreprenariat. Ensuite, nouer des partenariats durables entre notre organisation et ces centres qui recevront chaque année des étudiants les plus méritants aux fins d’obtenir des bourses de stages d’imprégnations dans lesdits centres", explique –t-il à Agridigitale.

Il détaille que le projet est basé sur le principe du degré qui fait la différence. "Ce programme est conçu pour permettre aux participants de trouver des idées d’entreprise et pour ceux qui en ont déjà de les valider ou de les restructurer. Il faut qu’à la sortie de ce programme, les participants puissent se dire : c’est possible, je peux le faire", souligne le promoteur.

Centre songhaï, première destination

Selon M. Pitassa, "le choix du centre songhaï pour cette première édition n’est pas anodin". "Je dirai même que ce choix s’est imposé à nous tant le centre force l’admiration de par son concept  all in one place. Si vous cherchez un endroit où l’expression rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme a tout son sens, allez au centre Songhaï. Les principaux mailons de la chaîne de valeur agricole et agroalimentaire s’y trouvent : la production primaire (agrosilvopastoral), la transformation agroalimentaire, la commercialisation, la mécanisation et le plus important la valorisation des résidus. C’est donc un endroit idéal pour amener au même moment des étudiants appartenant à des domaines différents. En plus, la notion de développement durable est bien intégrée dans les pratiques du centre", justifie le promoteur.

Quant aux préparatifs, ils vont bon train en vue du lancement officiel du projet le 15 janvier 2019 et qui ouvrira la voix aux inscriptions. "Nous pressentons déjà une forte affluence des étudiants, vu les retours positifs que nous avons du terrain", se félicite M. Pitassa.

Il informe que pour cette édition du RepaEcoExcursion, seulement une cinquantaine d’étudiant de quelques écoles de l’Université de Lomé seront concernés.

Il s’agira précise –t-il des étudiants de l’Ecole Supérieure des Techniques Biologiques et Alimentaires (ESTBA), de l’Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) et de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs (ENSI).

"Ces trois structures sont fortement impliquées, ce qui constitue un point positif pour le projet. Pour la sélection le choix sera laissé aux responsables des écoles de nous proposer une liste des étudiants. Le seul critère est d’avoir un projet ou une idée de projet. Il sera exigé une contribution symbolique aux participants qui est une sorte d’engagement de leur part", ajoute Moïse Pitassa.

S’il est persuadé que RepaEcoExcursion cadre parfaitement avec les politiques nationales de développement, renforce la coopération sud-sud entre deux pays frères et surtout s’aligne parfaitement sur les enjeux de l’heure au niveau mondiale, Moïse plaide pour un appui financier, matériel, technique et administratif nécessaire et un soutien sans faille des autorités togolaises et béninoises pour la réussite de cet ambitieux projet en faveur des jeunes.

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