Le panel sur l'anacarde à Sialo

"Quand on voit tout ce qu’il y a comme disposition pour faciliter la commercialisation de l’anacarde au Togo, on peut dire que l’environnement actuel est propice pour le développement de la filière", a indiqué vendredi Kpadénou Anani Kodjogan, Directeur des Filières Végétale au Togo lors d’un panel au Salon de l’agriculture (SIALO) à Lomé.

L’interprofession de la filière regroupant les pépiniéristes, les producteurs, les consommateurs, les acheteurs et les exportateurs a été d’ailleurs mise en place en 2013.

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Au niveau de la production, il y a eu des appuis de la GIZ en termes de matériels végétales, de semences, la mise en place des parcs à bois. Différentes formations ont été également données aux producteurs et aux formateurs.

La Banque Mondiale intervient au niveau de la transformation à travers des petits projets à l’endroit des unités de transformations afin d’améliorer leur standard de qualité pour répondre aux normes internationales.

Afin d’aider à une coordination de la filière, un comité de coordination a été mis en place et des textes ont été pris pour réglementer la commercialisation.

L’anacarde fait partie des filières ciblées au niveau de l’agropole pilote de Kara.

Pour le financement il y a différents mécanismes qui sont en développement sur le plan national pour accompagner les acteurs.

"Donc, si on arrive à ce niveau de portage et de volonté politique, c’est à nous les acteurs de pouvoir nous positionner parce que l’environnement est créé pour que ça marche", rassure M.Kpadénou.

Essentiellement produit dans la région centrale, de la Kara, des savanes et à l’est de la région des plateaux, le rendement tourne actuellement autour de 500Kg à l’hectare avec la possibilité d’y associer des cultures vivrières dans les premières étapes pour la consommation ou la commercialisation avant de commencer par valoriser à partir de la quatrième année.

"Le kilo de l’amande est très cher en Europe et aux Etats Unis. C’est un peu pour ça qu’on doit promouvoir la transformation dans nos pays plutôt que l’exporter brute parce que la valeur ajoutée est vraiment très énorme", interpelle Hiba Yacoub, représentante de World Cashew Convention and Exhibition.

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