Thierry AWESSO, Vice-président du Patronat

Et pourtant, 40% du PIB est fourni par ce secteur qui occupe 61% de la population active. Une tendance que Thierry AWESSO, vice-président du Conseil National du Patronat appelle à renverser.

"À peu près 62% des ressources sont consacrées au secteur tertiaire et environ 37,22% au secteur secondaire. On voit bien ce que le secteur agricole avec beaucoup moins de ressources produit en termes de richesses, des choses extraordinaires qu’il faut absolument encourager," insiste-t-il.

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Au rang des facteurs explicatifs ce cette faible mobilisation des ressources bancaires selon M. AWESSO, figurent les risques liés à la nature et aux effets de changement climatique qui impactent souvent la production.

Se basant sur les cycles de production du maïs (75 à 115 jours), du soja (90 jours), du riz (120 jours) et de la tomate (50 à 70 jours), il fait noter lors d'un panel au 11éme Forum National du Paysan Togolais (FNPT) que c’est plus des deux tiers de l’année qui ne sont pas exploités.

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"Ça veut dire que si on investit dans la maîtrise de l’eau, on pouvait avoir deux à trois fois les mêmes cycles dans l’année et améliorer nettement le rendement," démontre-t-il tout en incitant le secteur privé à faire des investissements massifs dans ce maillon.

L’occasion a également permis à M. AWESSO de saluer les efforts du gouvernement à travers le Mécanisme Incitatif au Financement Agricole (MIFA) dont le dispositif est mis en place de façon à ce que les agriculteurs ne soient plus les seuls à payer les risques liés au secteur agricole.

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"À partir du moment où ils sont plusieurs et que nous avons le producteur de riz qui a le crédit nécessaire pour racheter les intrants qui lui permettront de produire et que le transformateur a le crédit nécessaire pour racheter ce riz pour pouvoir assurer la commercialisation, chaque maillon se retrouve responsabilisé", détaille Aristide AGBOSSOUMONDE, Directeur Général du MIFA.

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Envoyé Spécial à Kara, ANANI E.

 

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