Faure Gnassingbé (G) et Patrice Talon (photo presidence togolaise)

La Communauté électrique du Bénin (CEB) qui rêvait d’être un organisme champion sur le marché de l’électricité au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) voit cette ambition s’amenuiser.

"A compter du 1er janvier 2019, la CEB sera mise sous administration provisoire pour une durée de six mois", ont décidé les présidents Faure Gnassingbé du Togo et Patrice Talon du Bénin lors d’un sommet mardi à Lomé.

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Outre cette mesure, sous l’autorité du Haut Conseil inter étatique, l’administration provisoire de la CEB sera chargée entre autres d’engager la procédure de recrutement d’un gestionnaire délégué et de démarrer la restructuration de l’entreprise.

Objet social changé à partir du 1er janvier 2019

La CEB qui depuis la création a vocation à fournir de l’électricité aux populations et industries des deux Etats (Togo et Bénin) verra à partir du 1er janvier 2019 son objet social changé.

"La CEB devient désormais gestionnaire de réseau de transport d’énergie avec pour activité connexe la poursuite de l’exploitation des moyens de production du barrage de Nangbéto et des deux turbines à gaz installées dans les deux pays. En conséquence chaque Etat assurera l’importation directe de ses besoins complémentaires en énergie", informe le communiqué final du sommet.

Qu’en est-il des créanciers ?

C’est un secret de polichinelle. L’ardoise vis-à-vis des fournisseurs d’énergie (TCN, VRA, GRIDCo et CIE) est très lourde.

En accord avec ces créanciers, les chefs d’Etat ont opté pour un paiement partiel et la mise en place d’un échéancier pour le solde avec la garantie des Etats au plus tard le 31 décembre 2018.

Faure et Talon ont ensuite exprimé leur gratitude à leurs collègues du Nigéria, du Ghana et de la Côte d’Ivoire pour leur compréhension et leur soutien à la CEB. Ces pays faut-il le rappeler vendent de l’électricité au Togo et au Bénin.

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