De bonnes pratiques agricoles obligatoires (photo agridigitale)

Il arrive que des parasites nuisibles soient dans les fruits (ananas frais/séchés) et légumes exportés par le Togo sur le marché international européen. Ces produits agricoles locaux sont souvent bloqués aux frontières de l’Union européenne et n’ont pas accès au marché.   

"Nous sommes confrontés à de nombreux défis parmi lesquels les mouches blanches, des mouches des fruits et d’autres organismes nuisibles ainsi que la réglementation phytosanitaire de l’Union Européenne à respecter", déplore mardi à Lomé, Kolani Dindiogue, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche.

Une situation assez préjudiciable aux producteurs que le Togo avec l’appui de l’Union européenne (UE) s’engage à corriger d’ici 3 ans grâce au projet de renforcement du système de contrôle et de certification phytosanitaire pour la filière fruits et légumes du Togo.

Le projet est financé à hauteur de 478 millions CFA par le Standard and Trade Development Facility (349 millions CFA), le Comité de Liaison Europe Afrique Caraïbes-Pacifique (90 millions CFA) et l’Etat Togolais (39 millions CFA).

Il vise à permettre non seulement aux producteurs de maîtriser les bonnes pratiques agricoles et de transformation mais aussi mettre à niveau les structures  de contrôle pour que les produits certifiés ne souffre plus d’aucune insuffisance.

"Le marché européen est très exigeant. Il s’agit de faire en sorte que les produits puissent  satisfaire aux exigences des marchés qu’ils soient internationaux, régionaux ou locaux", explique Bénédicte Werner, Coordinatrice Régionale des Opérations Renforcement des Capacités.

"Le secteur privé doit travailler et répondre aux exigences sanitaires et phytosanitaires et le secteur public chargé du contrôle doit être en mesure de contrôler et d’inspecter correctement", ajoute –t-elle.

Pour le gouvernement, le projet vient à point nommé pour outiller les producteurs et les exportateurs en matière de bonnes pratiques agricoles, d'hygiène et de fabrication.

Il permettra également de mettre en place un cadre réglementaire et institutionnel en harmonie avec l'accord SPS de l'OMC pour la filière fruits et légumes du Togo afin d’aider les services d’inspection dont la Direction de la Protection des Végétaux à contrôler les colis qui sortent du pays pour que les marchandises ne soient plus interceptées et brûlées en Europe comme c’est le cas actuellement en Europe.

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