Lambi Sawadogo

Il a la même passion de gérer les ressources humaines au même titre que ses propres plantations où il cultive du maïs, sésame et bientôt l’anacarde.

Sa vision pour l’agriculture de son pays est énorme et Lambi croit dur comme fer, que la jeunesse africaine doit retourner à la terre au lieu de vouloir chercher un certain eldorado en occident.

"Je crois fermement à la terre, je crois à la terre, la terre ne trompe pas, la terre  ne trahit jamais!", lance –t-il à Agridigitale.

Comment se porte l'agriculture au Burkina-Faso ?

D'une manière générale,  l'économie burkinabè se pose sur son agriculture parce qu’à l'image de beaucoup de pays africains qui sont des pays sahéliens, le secteur économique n'est pas assez développé et c'est sur l'agriculture que tout se repose.

L'agriculture se porte bien au Burkina-Faso  parce qu'elle occupe une part importante dans l'économie nationale.

Il faut citer d’abord,  les cultures vivrières à savoir, les céréales tels que le mil, le maïs, le haricot, l'arachide, le sésame. Ensuite, les cultures commerciales telles que le coton où mon pays occupe un rang important au plan africain.

Le secteur agricole dans mon pays se porte de mieux en mieux dans un contexte sahélien.

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Gestionnaire de ressources humaines et paysan…

Alors, moi je suis issu d'une famille paysanne, j'ai été élevé au village et j'y ai grandi.

J'ai fait la majorité de mes études en étant au village et même quand j'étais à l'université, toutes les vacances, je songeais à rentrer au village pour donner un coup de main à mes parents. 

C’est ce qui fait que la pratique de l'agriculture est restée dans mes habitudes et j'ai eu du mal à rompre. 

Dès que je suis devenu fonctionnaire, je n'ai pas hésité à continuer à exercer dans ce domaine.

Aussi modeste soit-il parce que je ne peux pas pratiquer comme si j'étais un permanent au village, je fais toujours de mon mieux pour ne pas rompre avec le milieu agricole.

Dites-nous ce que vous produisez ?

Je produis du maïs, des sésames et j'ai un projet que je suis en train de murir qui n'a pas encore pris corps. Dans les années à venir, je compte avoir une grande exploitation  d'anacarde au Burkina-Faso.

J’ai d’abord débuté avec des extensions du domaine familial mais aujourd'hui, je suis en train de négocier une dizaine d'hectares pour se lancer dans l'Anacarde.

Vos premiers revenus de l’exploitation ?

C’est vrai que le revenu est très modeste mais je le trouve qu’à même important pour un débutant.

Quand on évalue l'ensemble, y compris ce qui revient à la consommation familiale, on peut aller à 3 ou 4 millions l'année. 

Mais si on fait la déduction juste pour une petite proportion pour subvenir aux petits besoins, on commercialise entre 1 à  2 millions F.cfa.

Quel mot à la jeunesse africaine ?

C'est d'abord une observation. Si on regarde la Chine, un pays très important en termes de démographie qui dépasse l’Afrique, et qui arrive à nourrir toute sa population, on doit alors se demander pourquoi l’Afrique n’arrive pas et que les gens crèvent encore de faim ?

Si la Chine arrive à nourrir sa grande population sur ses propres cultures, je pense bien que rien n'est impossible à l'Afrique et au niveau de la jeunesse on peut valoriser les cultures vivrières et les commercialiser à grande échelle pour pouvoir rehausser l'image de l'Afrique.

Et donc moi, je crois fermement à la terre, je crois à la terre, la terre ne trompe pas, la terre  ne trahit jamais!

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