Atsu et Constant sur la route d'Amou Oblo

En quittant Kpélé-Tutu, leur village de résidence pour  Amou Oblo chaque jour, leur seul souhait, c’est de mettre du sourire au visage des petits riziculteurs.

Et c’est bien sur cette route d’Amou-Oblo que les deux missionnaires ont rencontré un reporter du journal Agridigitale.

Un motoculteur pour résoudre le problème

S’il est démontré que la préparation d’une parcelle à travers le labour et le hersage, est un facteur d’augmentation ou d’atteinte du rendement,  les petits producteurs de riz de la région des plateaux l’ont aussi expérimentée et voudraient garder cette bonne pratique.

Cependant, ils sont confrontés aux problèmes d’accès et de disponibilité du matériel de préparation du sol ; ce qui constitue pour ces derniers, un casse-tête au début de la campagne.

Selon les propos des deux conducteurs du motoculteur, les producteurs de la région disposent de petites parcelles dispersées çà et là et n’arrivent pas à avoir l’aval des tracteurs (opérant en hectares) qui d’abord sont insuffisants en nombre pour perdre du temps sur ces petites exploitations.

C’est donc pour lever cette contrainte que les deux jeunes missionnaires grâce à un motoculteur viennent servir les petits riziculteurs disposant jusqu’au carré de lopin (1/16 ha).

"Nous mettons au propre les parcelles et après notre passage, le producteur n’a rien d’autre à faire que semer", témoignent –ils.  

Le feu éteint et l’argent en poche

Au-delà de la mission de sauvetage exécutée par les deux jeunes, c’est un important chiffre d’affaire qui se cache derrière cette action qui paraît humanitaire.

Le butin est partagé par Atsu, Constant et le propriétaire de l’engin.

Sur 3 000 F.cfa le prix de la prestation d’un carré de parcelle, 700 F cfa sont réservés aux conducteurs, 1 000 F cfa pour le carburant soit 2 litres de gas-oil ; le reste revient au patron qui se charge aussi de l’entretien de l’engin.

Faire d’une pierre deux coups

Atsu et Constant, les deux conducteurs de motoculteurs rencontrés se plaisent bien dans leurs activités. Toutefois, ils ont actuellement envie de quitter le stade d’employés pour celui d’entrepreneurs.

Ils maîtrisent le marché et ses rouages. Seulement, ils n’ont pas de moyens financiers pour s’acquérir le matériel.

Pour tout acteur, bailleur ou décideur, encourager des initiatives de ce genre revient à résoudre certains des principaux problèmes qui minent le secteur agricole.

D’une part le chômage à travers la création de l’emploi et la promotion de l’auto emploi, et d’autre part, l’amélioration des pratiques agricoles pour une augmentation de la productivité à travers la petite mécanisation qui se révèle efficace pour la zone. 

1 Contribution(s)

  1. Marco say:

    Nous certains on a des projets innovateurs mais pas de soutien pour bouster nos efforts.on a un problème d'investissement cequi nous décourage

    28/08/2018 21:13:59

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