Nécessité de labour, quantité d’engrais allant jusqu’à 6 sacs de 50 kg à l’hectare et obligation de sarcler au moins deux fois pour un rendement à l’hectare avoisinant 1,5 à 2tonnes.

Un résultat pas vraiment encourageant pour le paysan qui difficilement arrive à amortir ses charges à la commercialisation. Certains acteurs de la filière préconisent le recours aux variétés hybrides dont le rendement est 10 fois plus élevé.

Le togolais, Lambert Nayanté, directeur de la société Calafi spécialisée dans les semences agricoles séjourne depuis quelques jours en Allemagne dans l’Etat de la Bavière pour s’enquérir des techniques de production du maïs hybride.

Le recyclage a lieu sur les installations de l’entreprise BayWa, spécialisée dans la distribution de matériel agricole, des semences et l’apprentissage des techniques agricoles.

L’utilisation des semences hybrides permettent aux paysans d’avoir 10 à 12t de maïs par  hectare et de couvrir les frais de production, explique dimanche, Lamberté Nayanté.

Il note que "la récolte du maïs au Togo  tourne autour de 1,5t par hectare ce qui rend le prix du maïs top cher pour nourrir une population en pleine croissance et dont l’alimentation est basée à 70% sur la farine de maïs".


"Malheureusement, les efforts du gouvernement ne parviennent pas à renverser la tendance. Il faut une formation et un recyclage permanent des acteurs de la filière et l’apport des semences hybrides", a-t-il souligné.

A la fin de la formation, M. Nayanté confie qu’il est disposé à assister non seulement l’Etat dans la recherche de solutions idoines suite  aux expériences acquises en Allemagne mais aussi, à former les acteurs de la filière sur les techniques de production du maïs hybride.

Outre le maïs hybride, le Togo fait aussi l’expérience du riz hydride. Les experts agricoles togolais se sont déjà faits formés en Chine en 2017 par le père du riz hybride, l’académicien Yuan Lonping.

Mots-clés :

Votre avis