Dr Kogna KOMBATE

Il doit son titre de docteur vétérinaire à l’Etat Togolais et à l’Organisation Internationale de la Santé Animale.

"La formation initiale après la maitrise dure six ans pour un coût total de trente millions. L’Etat togolais a donc pris en charge ce payement en collaboration avec l’Organisation Internationale de la Santé Animale. Nous sommes sortis docteur vétérinaire. C’est un doctorat d’Etat. Donc quand tu reviens, tu es immédiatement opérationnel", signale-t-il.

Sa spécialité, c’est l’ingénierie des productions animales et l’économie et politique d’élevage.

"Au niveau de l’ingénierie, nous intervenons sur tous les paramètres qui concourent à l’expression des performances des animaux. Les techniques qu’il faut réunir pour aboutir à un résultat concret plus performant dans le domaine d’élevage", confie-t-il à agridigitale.

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Il travaille également sur la politique d’élevage en vue d’une organisation sectorielle de l’élevage au niveau préfectoral, régional, national et sous régional (UEMOA).

"Actuellement, je couvre la préfecture du Haho et du Moyen-mono pour une période de cinq ans en terme de suivi conseil et orientation. Pendant cette période, les services de l’Etat qui sont dans les deux préfectures ont besoin de mon expertise pour leur intervention dans la zone", renseigne l’éminent Docteur.

Des initiatives très encourageantes

Le défi premier du Docteur vétérinaire Kogna KOMBATE, c’est de montrer à tous qu’au Togo, il est possible d’atteindre l’autosuffisance en matière d’aliments protéiques d’origine animale. 

Déjà à son actif, deux fermes de production de porcs installées pour le compte d’autrui. L’une à Amakpapé et l’autre de 17 bâtiments de 20m de largeur sur 100m de longueur à Dalia.

Au niveau des petits ruminants et du gros bétail, il veut d’abord assurer une alimentation performante en transformant des ressources disponibles, en particulier le panicum que les gens brûlent un peu partout ou détruisent avec les herbicides, pour faire du fourrage.

"Nous allons également transformer les résidus issus de la production végétale où en période de récolte de maïs frais, nous avons planifié collecter les tiges vertes, broyer et mélanger avec le panicum pour transformer cela en ensilage afin de pouvoir nourrir les bêtes", prévoit le docteur. 

En matière d’élevage de porcs, la ressource disponible qui a le plus retenu son attention, c’est les noix des palmistes. 

"C’est tellement riche en protéine et en lipide pour pouvoir assurer l’alimentation des porcs. Présentement, je l’ai expérimenté dans les deux fermes et ça marche bien", s’en félicite-t-il.

Pour la volaille, Dr Kombate opte en premier pour la propagation de l’information par les formations avant d’implanter une école en bonne et due forme pour la formation en aviculture.

"Pour cela, nous avons déjà acquis le terrain à Notsè et les apprenants commenceront avec un niveau minimum BAC", informe –t-il.

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