Une filière en pleine croissance

Elle occupe essentiellement les femmes dans la région septentrionale (nord-Togo) à travers la production et la commercialisation du beurre de karité et de ses produits dérivés.

Pour soutenir cette autonomisation des femmes rurales, le ministre de l’agriculture, Ouro-Koura Agadazi a remis mercredi à Dapaong (nord-Togo) aux femmes productrices 5,5 tonnes de karité acquises auprès du Burkina Faso.

Le ministre Agadazi a promis qu’il s’agit des 5,5t des 30 tonnes promis, une initiative prise par le gouvernement pour dynamiser la filière karité au Togo.

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L’introduction du Karité dans la région des savanes n’est qu’une première étape d’un mécanisme mis en place par le gouvernement qui va s’étendre à d’autres régions dès 2019, notamment, Kara et Centrale.

Le Togo est le 7ème producteur mondial de Karité prisé par l’industrie agroalimentaire et dans le cosmétique.

Le pays a récemment adhéré à l’Alliance Global de Karité (AGK) et espère du financement de plusieurs partenaires pour accompagner le processus de durabilité de cette filière et contribuer notamment à gagner le pari de l’autonomisation économique de la femme rurale.

Le Karité et ses produits dérivés font partie de plusieurs autres qui bénéficient d’un droit d’accès facile sur le marché américain à la faveur des dispositions de l’AGOA.

Selon une étude indépendante de LMC International, une firme internationale de consultants en agroalimentaire commanditée par l’Alliance Globale de Karité et l’USAID, les exportations de karité sont passées de 50 000 tonnes à plus de 350 000 tonnes par an au cours des 20 dernières années.

Cette croissance est due à une utilisation accrue du karité sur les marchés mondiaux de l’alimentation et des cosmétiques. L’augmentation de ces exportations génère plus de 200 millions de dollars US de revenus directs et indirects pour les communautés productrices de karité.

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