Le Programme est structuré autour de trois composantes dont la première vise à soutenir la production des cultures vivrières stratégiques, des cultures d’exportation (café, cacao, coton) et de la production halieutique pour  une amélioration de la productivité et un accroissement de la valeur ajoutée.

La deuxième composante accompagne la relance du sous-secteur de l’élevage à travers un appui à l’élevage traditionnel de volailles et de petits ruminants pour améliorer les capacités de production animale et la dernière composante œuvre pour le renforcement des capacités d’intervention des institutions pour une mise en œuvre efficace des investissements agricoles judicieux à travers le PNIASA, tout en préparant le passage à une approche sectorielle à l’avenir.

Les deux premières composantes ont été mise en œuvre à travers la promotion des instruments financiers que sont : les fonds compétitifs, le fonds de garantie, les subventions à coût partagé et les dons.

Les résultats obtenus à la phase initiale

Au cours de sa phase initiale, le projet a enregistré des résultats encourageants. Nous pouvons noter en l’occurrence, la création de 20 Entreprises de Services et Organisation des Producteurs(ESOP) et le financement de 88 microprojets dans le cadre de l’appui au développement des filières vivrières.

Au niveau de l’appui au développement des cultures d’exportations :café, cacao et coton, on note un renversement de la tendance en matière de production de café et cacao(de 11 000 tonnes en 2012 à 17 010 tonnes en 2016 pour le café et de 6 000 tonnes en 2012 à 10 834 tonnes en 2016 pour le cacao) grâce à l’extension et à la régénération des plantations à travers le renforcement des capacités de 4 centres de production de matériel végétatif(cacao et café), la fourniture de 1 871 994 boutures racinées de caféiers et 227 996 cabosses de cacaoyers et la mise en place du comité interprofessionnel des filières café et cacao(CICC-Togo).

Concernant le coton, il y a eu une amélioration de la gouvernance et du fonctionnement des faitières avec comme impact direct l’augmentation de la production du coton-graine qui est passé de 80 000 tonnes(2012-2013) à 107 000 tonnes (2016-2017) grâce au renforcement de capacités de 85 550 acteurs à la base sur diverses thématiques

En ce qui concerne la production halieutique (pêche continentale et pisciculture), elle est passée de 600 tonnes (2012) à 4006 tonnes (2016) grâce à la fourniture des 05 intrants-clés de la filière piscicole (provende 266 tonnes ; 1 120 000 alevins), la formation de 172 techniciens et de 320 pisciculteurs/transformatrices, le financement de 259 micro-projets piscicoles, l’appui à la commercialisation du poisson frais par la mise en place de chaines  de froid et à l’adoption des plans de gestion de 03 plans d’eau(Lac Nangbeto, barrage koumfab, système lagunaire ) pour la pêche continentale.

Au niveau de l’élevage, l’organisation de 04 campagnes nationales de déparasitage et de vaccination contre la maladie de Newcastle et la promotion du petit élevage de volailles et petits ruminants(la distribution de 3 679 géniteurs améliorateurs de petits ruminants et 5 300 de volailles, la construction de 2 361 bergeries et 3 309 poulaillers traditionnels améliorés et la promotion de l’émergence de 170 fermes commerciales d’élevage) permis de relancer le sous-secteur de l’élevage.

L’environnement de travail au Ministère de l’Agriculture est transformé à travers l’appui à la réforme du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la mise en place du système GAR avec la reddition des comptes, le renforcement de chaine PPBS (Programmation, Planification, Budgétisation, et Suivi-évaluation) avec installation du logiciel intégré de gestion fiduciaire et de suivi-évaluation, la construction de (05) cinq bâtiments et la réhabilitation de 30 autres.

Qu’en est-il alors de la phase additionnelle ?

La phase additionnelle du PASA dont l’accord de prêt a été signé le 09 Juin 2017 et la mise en vigueur a démarré le 04 Aout 2017, s’aligne sur les objectifs initiaux du projet d’Appui au Secteur Agricole dont l’objectif global est de «réhabiliter et de renforcer les capacités productives des bénéficiaires ciblés dans les filières sélectionnées et de favoriser un environnement institutionnel propice au développement du secteur Agricole".

Il a pour principal but de renforcer les résultats obtenus au cours de la phase initiale et de les porter à échelle, d’accompagner les microprojets à devenir des PME, de promouvoir d’autres fermes commerciales d’élevage et la mise en place d’aires d’abattage des animaux.

Elle mettra l’accent sur les thématiques de genre, de la nutrition, du changement climatique et de l’engagement citoyen dans l’implémentation du projet.

La particularité de cette phase additionnelle réside dans la source, la nature et la durée du financement.

En réalité, contrairement à cette phase initiale qui a eu trois sources de financement extérieur (GAFSP, GFRP, IDA), cette phase n’a qu’une seule source de financement extérieur(IDA).De plus la nature de ce financement est un crédit et non un don comme auparavant à utiliser sur trois(03) ans.

Votre avis