La première conférence avicole panafricaine a tenu ses promesses

Du 14 au 16 mai, cinq thématiques ont fait l'objet de débat à l’issue de communications et expositions. Il s’agit notamment de l’Environnement et les systèmes de production avicoles ; alimentation, nutrition et métabolisme ; reproduction et incubation ; qualité des produits, transformation et sécurité sanitaire ; économie de production.

Sur le plan environnement et systèmes de production avicoles, les recherches se sont orientées vers la possibilité de trouver des génotypes de volailles qui répondent aux défis et contraintes de l’élevage en Afrique subsaharienne.

Les travaux effectués dans ce domaine ayant fait leurs preuves au Burkina Faso, ont été présentés aux participants. Il s’agit d’un croisement entre une race importée (Sasso) et le poulet local qui a permis d’obtenir des poulets plus performants appelés Poulet du Faso.

Lire aussi : Un nouvel élan pour la filière avicole en Afrique

En Alimentation, nutrition et métabolisme, les débats se sont centrés sur la recherche de nouvelles sources d’aliment localement disponibles en quantité et en qualité.

On retient que les asticots constituent une source importante non négligeable. D’autres sources locales comme les feuilles de moringa oleifera, les graines non décortiquées de pastèque, les feuilles sèches de manioc, les cendres de banane plantain ont montré des résultats encourageant pour la filière.

Les spécialistes à la conférence panafricaine de Lomé

Afin d’améliorer le bien-être et les performances post éclosion des poussins, les recherches au niveau de la reproduction et l’incubation ont mis l’accent sur l’importance d’agir sur certains facteurs environnementaux comme la lumière et la température durant les derniers moments de l’incubation.

Du point de vue qualité des produits, transformation et sécurité sanitaire, la recherche a prouvé que les stress avant et après l’abattage, la lumière et la température pendant l’incubation peuvent affecter la qualité des volailles.

Abordant l’aspect économie de production, on note de manière générale que les principaux attributs qui guident le choix des produits avicoles sont la couleur des plumes, la chair succulente et la couleur de la coquille.

"Aujourd’hui, c’est la fin des travaux et débats dans cette salle mais ils se poursuivront, j’en suis sûr, entre les différents acteurs de la filière, qu’ils soient venus ou pas à cette conférence. Aussi, la flamme de la recherche en la matière doit être allumée et maintenue en permanence sur la filière avicole et les autres filières sœurs pour le bien-être de nos populations et des économies de nos pays," exhorte Professeur Komlan BATAWILA, premier vice-président de l’Université de Lomé.

Lire aussi : CERSA et WVEPAH : qui voit le rapport ?

Parlant de recommandations, les experts venus d'une quinzaine de pays du monde entier ont d’une part formulé le vœu de se pencher davantage sur la dimension sanitaire des volailles dans la réussite de l’élevage et d’exploiter les résultats des recherches pour faire avancer la filière avicole en Afrique. D’autre part, ils encouragent les acteurs à promouvoir la consommation de l’œuf, riche en éléments nutritifs.

Au total, 56 résumés on fait objet de communication orales (29) et posters (27). Les trois meilleurs de chaque catégorie ont été primés.

---------

ANANI E.

1 Contribution(s)

  1. Mamadou fall say:

    Très bon seminaire

    18/05/2019 09:10:43

Votre avis