Plus de 600 paysans venus de toutes les régions du pays sont attendus à cette grande messe agricole qui sera marquée durant trois jours par des expositions et des panels.

L’occasion sera pour  les acteurs du secteur agricole de faire le bilan des recommandations de l’édition précédente et se projeter sur les perspectives.

En attente de la cérémonie d’ouverture des travaux du 10ème forum par le ministre de l’agriculture, Ouro-Koura Agadazi, l’organisation peaufine les derniers réglages, a constaté surplace l’équipe du journal Agridigitale.

Que retient-on de la campagne agricole précédente ?

Selon le bilan dressé par le ministère de l’agriculture, la campagne agricole 2017-2018 a connu des performances satisfaisantes marquées par des excédents, notamment, dans la production végétale, animale et halieutique.

La production céréalière de tubercules et de légumineuses a connu une hausse considérable par rapport à la campagne agricole précédente. Idem  pour les cultures de rente.

L’Etat a mobilisé en faveur des producteurs, 70.000 tonnes d’engrais vivriers, 1400 tonnes de semences vivrières et 4000 litres de pesticides contre les chenilles légionnaire d’automne.

Cette mobilisation selon les cadres du ministère  a permis d’avoir une hausse de production de 2,71 %  pour les céréales ; 3,47% pour les tubercules et de 2,65% pour les légumineuses.

En gros, à la fin de la campagne,  il a été enregistré 68 mille d’excédents de céréales, 140 mille tonnes d’excédents de tubercules, 81 mille tonnes d’excédents de légumineuses.

De même, il a été relevé 350 hectares qui ont été aménagés et 125 ha aménagés en maitrise totale d’eau qui sont des suppléments de superficies aménagées.

En ce qui concerne les engrais, des agriculteurs ont bénéficié des intrants au travers du système Agri PME –novateur- basé sur le partenariat public privé (PPP) et où  le gouvernement a laissé la responsabilité  au secteur privé de couvrir les besoins des producteurs.

Sur le volet semences, l’Etat a mis 653 tonnes de semences améliorées à la disposition des producteurs et cette mesure a été accompagnée par un paquet de technologies, notamment les champs écoles et un système intensif de riziculture.

Quid de la filière animale ?

La filière animale en a eu également pour son compte. Plusieurs centaines de milliers de petits ruminants ont été vaccinés pour la 4eme fois et plusieurs millions de volailles ont  également bénéficiées de  vaccination  à des coûts subventionnés par l’Etat.

Des géniteurs ont été également introduits dans les différents élevages familiaux avec la construction de poulaillers traditionnels améliorés.

Au niveau de la filière halieutique, environ 90 nouvelles fermes piscicoles ont été installées. Ces fermes piscicoles ont  bénéficié des subventions directes de l’Etat pour améliorer leurs installations, en l’occurrence des étangs, des cages  et même ont suivi des formations.  

A cela s’ajoutent des paquets d’intrants, notamment la provende et des alevins de souches améliorées mis à disposition des pisciculteurs à des coûts très subventionnés.  

Plus de 600 mille alevins ont été mis à la disposition des pisciculteurs à des couts subventionnés

Les résultats obtenus ont permis au ministère de l’agriculture de conclure qu’il a atteint 80% de ses missions fixées dans son cahier de charge par le gouvernement.

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