Améliorer le rapport entre l’homme et la nature (crédit photo agridigitale)

La réserve de biosphère est un site de développement durable piloté par l’UNESCO (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture) à travers son programme l’Homme et la biosphère (MAB).

Elle vise à améliorer le rapport entre l’homme et la nature ; à œuvrer pour la conservation des ressources naturelles et le développement des communautés locales en lien avec objectifs de développement durable (ODD).

Pour faire simple, le parc national Fazao-Malfakassa ne servira plus exclusivement à la conservation de la biodiversité comme auparavant mais, il sera introduit l’utilisation durable des ressources. Un site sur lequel, l’homme et la nature feront un.

"En concertation avec les communautés, des espaces seront réorganisés pour une gestion durable face au défi de la pauvreté et de la biodiversité", souligne Atsri Honam, Coordonnateur du projet d’appui au développement durable des populations du parc Fazao-Malfakassa.

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Au Togo, ce projet va durer 24 mois et est financé par le Fonds Indien de partenariat des Nations Unies pour le développement à hauteur d’un million de dollars, soit environ 600 millions CFA.

Lancement officiel du projet lundi à Lomé

"Nous avons mobilisé des ressources auprès de la coopération Indienne pour protéger la réserve de Fazao et surtout permettre de protéger l’écosystème, la  biodiversité.  Nous souhaitons transformer ce parc en réserve de biosphère à cause de sa richesse exceptionnelle qui doit bénéficier au Togo et au monde entier", justifie Yao Ydo, directeur du bureau régional de l’UNESCO.  

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Selon David Wonou Oladokoum, ministre togolais de l’environnement et du développement durable et de la protection de la nature, les activités du projet impacteront environ 350 familles et sortirons au total, 1500 personnes du seuil de la pauvreté grâce à la création des emplois verts.

"Ces objectifs fixés au projet appui au développement durable des populations autour du Parc Fazao-Malfakassa ne peuvent être atteints qu’avec votre soutien et participation active. Je reste persuadé que la synergie des actions permettra d’atteindre des résultats significatifs", estime le ministre.

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Sur le terrain, il est prévu des études sur la base du potentiel disponible en fonction des zones et l’organisation des acteurs en coopératives pour créer des entreprises basées sur l’utilisation de la biodiversité.

"L’économie locale à l’intérieur et autour du parc Fazao-Malfakassa sera diversifiée par le recours aux moyens de subsistance alternatifs et par des activités génératrices de revenus (apiculture, la culture des champignons, l’élevage des escargots ou des poissons) des jeunes et des femmes", détaille Sajay Asthana, haut-commissaire de l’Inde au Ghana.

Pour lui, la "mise en œuvre du projet contribuera à la conservation de la biodiversité, la réduction de pauvreté et la promotion de développement durable au nord du Togo".

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Chronologiquement, le projet va d’abord réaliser une évaluation du potentiel socioéconomique disponible en termes de ressources naturelles dans le parc, ensuite identifier des acteurs capables de porter des entreprises de transformation des produits du parc et accompagner ces entreprises à développer leur business.

Les attentes sont énormes sur ce projet dont la réussite permettra non seulement de répondre aux besoins des générations actuelles mais aussi, futures.

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ANANI E.

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